• Les fonctions sont définis par le référentiel d'activités = ce que je fais quotidiennement. C'est le document qui décrit les activités et les taches qui composent un métier.  De ce référentiel d'activités découlent le référentiel de compétences

    Les compétences sont les connaissances et savoir faire nécessaires pour valider le diplôme


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  • La fonction 4 ou dc 4 est souvent le plus difficile à valider si le poste actuel n'est qu'un poste de terrain.

    Je pense qu'il est possible de valider certains items de cette fonction en mettant en avant l'environnement institutionnel de sa structure. Si vous maîtriser correctement ce point et que votre 4.1.2, 4.1.3 et 4.1.6 est complet le jury pourrait sans doute vous accorder quelques points.

    voici ce qu'il faudrait y trouver :

    I. LE CADRE INSTITUTIONNEL

    1. Dénomination de l’établissement et/ou du service 2. Statut juridique de la structure

    3. Le champ d’intervention dans lequel s’inscrit la mission de la structure

    4. Le public concerné et la capacité d’accueil de la structure. Un accueil est-il susceptible d’être fait pour les enfants handicapés et si oui quelles sont les modalités d’accueil et qui les oriente

    5. Qui oriente le public sur la structure

    6. Quelle est la procédure d’orientation sur la structure

    7. Organigramme institutionnel et organigramme du service

    A. L’organigramme Professionnels qui interviennent au sein du service Présentation des liens hiérarchiques

    B. Expliquer les liens fonctionnels : Qui travaille avec qui – dans quel but ?

    II. LA COMMANDE PUBLIQUE LE TERRITOIRE

    1. Définir la commande publique à laquelle la structure répond

    2. Qui décide de sa mise en œuvre ?

    3. En réponse à quel (s) besoin (s) sur le territoire

    4. Besoins sur le territoire définis à quels niveaux ?

    5. Quelle est la procédure permettant à la structure d’intervenir dans ce champ ? (Quelle autorisation, quelle habilitation ? Quel agrément). 6. Qui finance et selon quelle modalité ?

    7. Cadre législatif et réglementaire de référence

    A. Enumérer les textes (lois, règlements, autres)

    B. Pour chaque texte, expliquer le lien/l’incidence sur la mission de chacun sur la structure 

    III. EXERCICE DE REPERAGE

    1. Repérer les divers partenaires auxquels la structure peut avoir recours ?

    A/ Dans le secteur financier:

    B/ Dans le secteur des dispositifs légaux pour les personnes en situation de handicap:

    C/ Dans le secteur médical

    D/ Dans le domaine sanitaire et sociale

    E/ Dans le domaine économique.

    F/Dans le domaine socioculturel et sportif. Ainsi que tous autres partenaires 

    2. Quels objectifs sont travaillés avec ces différents partenaires ?

    3. Quelles sont les modalités d’évaluation interne et externe de la mise en œuvre des prestations ?

     


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  • article issu de : http://www.territorial.fr

    - Les services de la protection maternelle et infantile (PMI)

    1. Mission de prévention et d’accompagnement des familles La mission PMI-santé publique s’inscrit dans une politique active de prévention et d’accompagnement des familles. Les actions menées sur le territoire sont en lien avec les missions dévolues

    Missions de la PMI Actions menées
    Mesures de prévention médicales, sociales, psychologiques et d’éducation à la santé - consultations infantiles
    - bilans en écoles maternelles
    - visites à domicile
    - planification et éducation familiale
    Accompagnement social et psychologique des femmes enceintes - consultations prénatales
    - entretiens du 4e mois
    - visites à domicile
    Contrôle et accompagnement des modes d’accueil - agrément (EAJE, assistantes maternelles)
    - contrôle et suivi de la conformité réglementaire des fonctionnements (EAJE, assistantes maternelles)
    Épidémiologie - avis de grossesse et de naissance
    - certificat de santé
    Actions particulières - dépistage des handicaps des enfants de moins de 6 ans et de conseil aux familles pour la prise en charge de ces handicaps
    - interventions dès la grossesse


     Ces missions sont mises en œuvre par des équipes territorialisées aux compétences spécifiques auprès des jeunes enfants et des familles (médecins, infirmières-puéricultrices, sages-femmes, conseillères conjugales).

    2. Mission de prévention des lieux d’accueil petite enfance

    Les missions des établissements d’accueil de la petite enfance évoluent et s’adaptent à l’évolution de la société et de la famille.

    Le paysage de l’accueil du jeune enfant s’est complexifié, diversifié. Toutefois, deux notions transversales sont communes à tous les types d’accueil : la prévention et la prévenance.

    En effet, aujourd’hui, tous ces lieux contribuent aux conditions d’un épanouissement harmonieux de l’enfant dans un esprit de bienveillance et de bientraitance dans le souci de l’accompagnement à la parentalité mais aussi de l’accueil et du soutien des situations de vulnérabilité.

    Par ailleurs, et de plus en plus, les établissements d’accueil du jeune enfant contribuent au développement des politiques de santé publique : nutrition, allaitement, lutte contre l’obésité infantile, prévention de la mort subite du nourrisson…

    Toutes ces missions s’inscrivent dans les textes réglementant l’accueil des jeunes enfants depuis le décret d’août 2000.

    Les textes qui encadrent ou réglementent l’accueil du jeune enfant déclinent cette mission de prévention selon plusieurs axes :

    - la prévention de l’exclusion : le décret du 20 février 2007 complétant celui du 1er août 2000 relatif aux établissements et services d’accueil des enfants de moins de 6 ans, confirme une mission de « vigilance » à l’égard de la santé et du bien-être de l’enfant. Cette mission se retrouve également dans la loi relative aux assistants maternels et familiaux du 27 juin 2005 qui indique « que la politique petite enfance a pour but de favoriser le développement physique et psychique de l’enfant, de permettre son épanouissement et de garantir son bien-être ». Il s’agit donc bien de favoriser l’adaptation sociale de l’enfant tout en garantissant la sécurité affective nécessaire à son épanouissement.
    Le rapport « périnatalité et parentalité » remis au ministre délégué à la famille, le 25 février 2006 prévoit la coordination des professionnels de la petite enfance autour de cette même mission de prévention de l’exclusion sociale de l’enfant. Les EAJE sont invités à construire « un lien qui humanise le bébé (…) avec les parents mais aussi dans le cadre de relations établies au sein des lieux d’accueil de l’enfant » ;

    - la prévention de l’exclusion sociale des parents : les lieux d’accueil parents-enfants sont apparus à la fin des années 1970 ainsi que les Réseaux d’écoute d’appui et d’accompagnement des parents (REAAP) créés par la circulaire de mars 1999. Ils ont pour objectif d’aider les parents à trouver les réponses aux questions qu’ils se posent sur leur parentalité mais aussi face aux difficultés qu’ils peuvent rencontrer avec leurs enfants. Cet accompagnement à la parentalité s’inscrit dans un partenariat parent-professionnel, dans un esprit de coéducation de l’enfant ;

    - la prévention de la maltraitance : les établissements d’accueil sont régulièrement sollicités par les services médico-sociaux du conseil général pour accueillir prioritairement des enfants dont les familles rencontrent des difficultés, que celles-ci soient d’ordre social, familial ou médical. Ils apportent ainsi leur concours au dispositif départemental de protection de l’enfance (loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance).
    La place donnée à l’enfant dans les lieux d’accueil de la petite enfance, l’attention portée dans les pratiques professionnelles au quotidien au respect de son corps, de son intimité, de sa pudeur et ce, aussi bien dans les soins, que dans l’aménagement de l’espace, contribue à la construction de son identité.
    La prévention de la maltraitance commence déjà dans la pratique professionnelle quotidienne. La prévention suppose que l’attention soit portée au développement d’un accueil qualitatif, souple et adapté aux besoins de chaque enfant et de chaque famille.

    Le développement des modes d’accueil relève toujours d’une démarche politique et non d’une mission obligatoire ; la qualité de l’accueil et la répartition équitable sur le territoire restent un souci majeur.

    Le département devient le chef de file de cette politique d’accueil des jeunes enfants via la commission départementale d’accueil du jeune enfant.


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  • article issu de : http://www.unaf.fr

    Un rôle politique et technique

    Dans le domaine de l'accueil des jeunes enfants, la compétence du conseil général est à la fois déterminante et limitée. Le Conseil général dispose de deux compétences pleines et entières sur la petite enfance, notamment par le service de la Protection Maternelle et Infantile (PMI) qui donne au conseil un rôle déterminant pour veiller à la bonne santé des mères et des jeunes enfants.

    La majeure partie de l'action sociale des conseils généraux à destination de l'enfance et de la famille est déterminée par ce lien avec l'Aide sociale à l'enfance : elle est donc centrée sur le soutien à la parentalité et la prévention des ruptures familiales.

    En revanche, le conseil général ne dispose pas d'une compétence générale sur l'accueil des jeunes enfants, compétence que certains rapports publics suggèrent de lui confier. Les services du Conseil général jouent néanmoins un quadruple rôle dans l'accueil des jeunes enfants :

    1.- Il donne l'autorisation de création, extension ou transformation d'un service d'accueil d'enfants de moins de 6 ans pour les structures à gestion associative. Il donne un simple avis si la gestion est assurée par une collectivité territoriale.

    2.- Le service de PMI (Protection maternelle et infantile) donne un avis technique sur le projet. Outre son rôle de conseil technique, notamment en amont d'un projet, la PMI a pour mission le contrôle et la surveillance des établissements d'accueil des enfants de moins de 6 ans.

    3.- La PMI accorde l'agrément aux assistants maternels. Si la loi permet désormais aux assistants maternels de prendre en charge jusqu'à 4 enfant, ce sont les services de PMI qui décident du nombre d'enfants confiés en fonction de l'intérêt de l'enfant. L'élaboration prévue d'un référentiel national de normes devrait permettre d'harmoniser progressivement les pratiques des PMI (avec d'ailleurs des inégalités entre départements dans les pratiques d'agrément).

    Le conseil général peut avoir sur ce point une interprétation extensive de son rôle d'agrément. Il peut réceptionner les demandes d'agréments des assistants maternels, les accueillir, organiser des formations. Mais il peut aussi travailler, en relation avec les relais assistants maternels, sur l'adéquation entre la demande des parents et l'offre d'accueil des assistants maternels. Enfin, le conseil général peut travailler, en lien avec la CAF, à la mise en place d'informations à destination des familles, par exemple par le biais du site mon-enfant.fr.

    4.- Le président du conseil général préside la commission départementale de l'accueil des jeunes enfants (CDAJE) prévue par l'article L 214-5 du Code de l'Action sociale et des Familles et dont les attributions sont précisées par les articles D214-1 à D214-6 du Code. Cette commission a un rôle de réflexion envers les jeunes enfants accueillis en collectivité ou chez une tierce personne.

    La commission est présidée par le président du conseil général et son vice-président est le président de la CAF. L'UDAF siège aussi au sein des CDAJE. La commission peut établir une politique d'accueil cohérente au niveau du département, sur la base de schémas réalisés. Des sous-commissions thématiques peuvent être créées.

    La commission se réunit au moins 3 fois par an et « élabore chaque année un diagnostic territorialisé des besoins d'accueil des familles rencontrant des difficultés d'accès à un mode d'accueil pour leurs jeunes enfants » (art. D214-1 du CASF).

    La loi créant les CDAJE avait pour but de pallier le manque de coordination et de pilotage dans le domaine de l'accueil des jeunes enfants. Mais il semble qu'elle ne soit appliquée que dans une soixantaine de départements selon la Cour des Comptes, et elle n'est pas toujours opérationnelle.

    Un rôle éventuel de financeur...

    Le rôle du Conseil général peut ne pas se limiter à ces aspects administratifs. Il n'a pas vocation à être le financeur « naturel » de la petite enfance, mais certains conseils généraux s'investissent dans ce domaine.

    Ainsi, certains conseils généraux participent au financement de structures d'accueil. Ils peuvent financer :

    • des études et des diagnostics

    • des dépenses d'investissement dans les structures

    • le fonctionnement des structures

    • les aides sur projets (innovations, horaires atypiques, handicap, précarité...)

    Près de 40% des conseils généraux apportent leur aide financière à différents niveaux.

    L'action du Conseil général - témoignage de Mme Fromageau, présidente de la CAF de Quimper

    Le suivi des assistants maternels

    Certains conseils généraux subventionnent des actions de soutien et d'accompagnement à l'activité des assistants maternels : les RAM par exemple, en complément des financements des CAF. La loi confie notamment aux départements la formation des assistants maternels.

    ExempleQuelques exemples de politiques actives de conseils généraux en matière d'accueil des jeunes enfants

    Le conseil général du Val d'Oise a mis en place plusieurs aides destinées à améliorer la prise en charge de l'accueil de la petite enfance entre 0 et 3 ans. Ces aides visent à compléter celles qui sont apportées par les CAF en les adaptant aux particularités du contexte départemental, marqué par de fortes disparités entre territoires. Les actions du conseil général :

    • une aide à la création de places d'accueil collectif. Cette aide est une aide au fonctionnement des places en création : elle s'adresse uniquement aux structures se situant dans les communes prioritaires ou déficitaires du Val d'Oise.

    • Une aide spécifique pour les crèches de personnel qui bénéficient de subventions inférieures à celles des autres structures. La condition est que les salariés domiciliés dans le Val d'Oise représentent au moins 50% de l'effectif de l'entreprise-financeur, et qu'une proportion de 15% (au moins 5 places) soit réservée à la ville d'implantation de la crèche.

    • « VO bébé », une aide financière directe pour les familles qui emploient une assistante maternelle, complémentaire des aides déjà existantes (PAJE). Le but est de limiter le reste à charge pour les familles modestes, reste à charge qui est plus élevé pour ce mode de garde que pour l'accueil collectif notamment. L'aide est soumise au même plafond de ressources que la PAJE : son montant, distribué en trois tranches possibles (60, 90 ou 180 euros par trimestre), dépend des ressources et du nombre d'enfants à charge

    • une offre d'information plus importante vers les jeunes parents concernant la santé, l'éveil, le développement de l'enfant et bien sûr les modes de garde.

    Le Conseil général a aussi financé une crèche destinée à des familles en difficultés, en lien avec ses propres services sociaux et dans le cadre de cofinancements avec la CAF, la région mais aussi l'Union européenne. Il s'agit donc d'une structure d'accueil très spécifique.

    Afin de compléter les aides de la CAF (notamment la PAJE), certains conseils généraux choisissent d'aider l'ensemble des familles pour leurs frais de garde tandis que d'autres préfèrent limiter les aides financières aux familles les plus modestes en lien avec leurs services sociaux (assistantes sociales notamment). Le conseil général des Hauts-de-Seine a ainsi créé une prestation complétant la PAJE mode de garde :

    lien avec l'action bébé Dom 92

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le conseil général complète les moyens alloués dans le cadre des contrats enfance jeunesse.

    Pour l'UDAF, quelles relations avec le Conseil général sur l'accueil des jeunes enfants ?

    Pour les UDAF, le conseil général est l'interlocuteur naturel pour la réflexion sur l'accueil de la petite enfance. C'est une instance politique qui doit avoir une vision territorialisée de l'organisation de l'accueil des jeunes enfants.

    L'UDAF peut organiser une conférence départementale de la famille consacrée à la question de l'accueil des jeunes enfants. L'UNAF a en effetcréé avec l'Assemblée des Départements de France (ADF) un modèle de convention liant UDAF et conseil général dans laquelle peut figurer l'organisation d'une conférence départementale.

    CDAJE - présentation de l'Udaf 17

    Témoignage de Melle EVERAERE, coordonnatrice départementale petite enfance - CDAJE du Nord.


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  • article issu de : http://www.lien-social.com

    Le travail en réseau et intervention sociale : Quand l’outil laisse sa place à l’humain

     

    Entretien avec Philippe Dumoulin, directeur général adjoint de l’Institut régional du travail social (IRTS) du Nord/Pas de Calais.

    Qu’apporte le travail en réseau à l’intervention sociale ?
    Elle est plus que jamais confrontée à la complexité des situations sociales et des dispositifs qui visent à répondre aux effets de marginalisation ou d’exclusion, générés par une paupérisation croissante. Le sociologue Christian Bachmann avait déjà de longue date dénoncé « le mille feuilles des dispositifs », une juxtaposition accentuée par la « rénovation » de l’action sociale, la montée en charge des réglementations sectorielles et de la rationalisation des actions, l’avènement légitime des droits de la personne, ou encore la recomposition des champs de compétences, liée à l’avancée de la décentralisation… Le rêve récurrent d’une coordination des acteurs aux sommets institutionnels s’est à nouveau un peu éloigné. Dans le même temps, il me semble que, chez les intervenants de première ligne, la nécessité d’approcher la personne dans sa globalité et dans son environnement, plutôt que dans un morcellement de préoccupations, s’est accrue. Ces intervenants font, au quotidien, le constat de l’intérêt d’échanger avec leurs pairs leurs analyses, leurs savoir-faire et leurs stratégies. Nul professionnel ne peut plus prétendre apporter à lui seul l’ensemble des réponses attendues. Reconnaître cette richesse des ressources complémentaires et travailler en réseau c’est, pour une organisation, sortir d’un entre-soi progressivement stérilisant pour gagner une chance de réinterroger et d’améliorer ses standards d’intervention.

    Quelles sont les formes du travail en réseau ?
    Dans notre ouvrage collectif [1] nous en avons distingué cinq formes complémentaires et possiblement coexistantes. Le pairage est le réseau le plus couramment activé : pour résoudre une situation dont il ne maîtrise pas tous les tenants, un intervenant social va faire appel à un pair travaillant dans une institution voisine, également impliquée par cette situation à partir d’un autre mandat. Les deux partenaires vont croiser leurs compétences pour rechercher ensemble la meilleure solution. Cette forme de réseau est extrêmement spontanée et répandue, et d’ailleurs souvent pratiquée, au départ, à l’insu des responsables hiérarchiques. La prise en compte institutionnelle de ces pratiques peut amener une organisation à démarcher une autre structure pour créer un réseau inter-institutionnel autour d’une thématique partagée et sur un territoire déterminé : c’est l’exemple d’un réseau de lutte contre la maltraitance aux enfants, ou des réseaux Santé ville-hôpital… Une troisième forme m’apparaît particulièrement pertinente : dans l’intervention de réseau, le professionnel sachant que son action n’est que transitoire, travaille à renforcer et développer les ressources de son réseau primaire, autour de l’usager. C’est l’environnement de la personne qui est appelé à se mobiliser pour pérenniser des formes d’appui durable. Dans le réseau de groupe d’aide réciproque, tel que les réseaux d’échange de savoir ou de troc-service, on peut valoriser des compétences insuffisamment exploitées ou reconnues. Enfin, l’intervention collective en réseau (x) constitue une mobilisation de plusieurs partenaires sur des stratégies concertées de développement local ou de lobbying par exemple.

    Quels sont ses points de force ?
    La première force du réseau est de permettre le développement de réciprocités, de solidarités et de coopération dans un contexte massivement marqué par le « chacun pour soi », des logiques de pré carré et de concurrence. Une seconde vertu est d’obliger l’intervenant (professionnel ou institution), dans le cadre du décloisonnement et de la rencontre des autres, à rendre lisible et à expliciter ses principes d’action, ses objectifs, ses stratégies et à les confronter de manière constructive. En cours de fonctionnement, le réseau redonne à l’intervenant de terrain toute sa place : c’est au sein du réseau que s’inventent des solutions nouvelles, liées au croisement des savoir-faire et à la dynamique collective de co-construction. Consécutivement, le réseau est aussi porteur de reconnaissance de cette légitimité des professionnels à inventer et ressourcer les pratiques.
    Enfin, le travail en réseau est un point d’appui majeur pour l’évaluation des pratiques, puisqu’il met chacun en situation de rendre compte au collectif de ses réussites comme de ses impasses.

    Quels sont les risques à maîtriser ?
    Rappelons l’étymologie du mot réseau : rets, filet… Les mailles de ce filet, trop bien tissées et resserrées par le partage d’informations convergentes et la mise en œuvre d’actions concertées, peuvent faire craindre une forme abusive de contrôle social, à l’encontre des libertés individuelles. Le réseau sur ce point ne garantit pas plus l’individu qu’une coordination interinstitutionnelle « réussie ». On devra y travailler l’élaboration d’une déontologie partagée sur la communication et faire régulièrement des retours sur l’impact des solutions envisagées. Notamment, le réseau constitué devra se poser la question du réseau primaire de l’usager, auquel il est souvent tenté de suppléer. Un second niveau de risques réside dans la constitution d’une entité progressivement tentée par le retour de l’entre soi, la sélectivité, le verrouillage, voire le cocon affectif… ou encore l’oubli des appartenances institutionnelles et la tentation de l’autonomie. Le dernier niveau de risques tient à la gestion du pouvoir dans le réseau : les risques de confiscation par un leader, ceux de colonisation ou de reprise par une institution sont réels dans la durée. Dans tous les cas, le rôle de l’animation est prépondérant et il est bon que cette fonction soit partagée en alternance.

    Qu’apporte le travail en réseau aux usagers ?
    Revenons à nos formes de réseau. Les usagers, comme tout un chacun, pratiquent le réseau de pairs et celui d’aide réciproque dans leur vie quotidienne. Pour l’intervenant social, repérer cette dynamique et l’appuyer, c’est peut-être déjà apprendre à les considérer davantage dans leurs ressources que dans leurs déficits ou pathologies. Le réseau interinstitutionnel devrait générer une organisation facilitant une intervention moins éclatée et surajoutée, plus réactive ainsi qu’un accès facilité aux professionnels-ressource. Il dégage souvent des solutions innovantes. L’intervention de réseau redonne au milieu de vie sa place dans la (re) construction de la personne : l’usager y regagne une considération dans la proximité et un statut d’acteur (à nouveau) reconnu. L’intervention collective en réseau ouvre le champ plus large de la participation au travail sur le milieu, sur les causes des inadaptations, sur la chose politique… C’est sans doute en favorisant l’intégration des usagers à ces différentes formes ouvertes et collectives d’intervention, en les associant à l’évaluation comme à la conception et à la mise en œuvre des actions, qu’on légitimera le mieux le travail en réseau.


    [1] Travailler en réseau. Méthodes et pratiques en intervention sociale, Philippe Dumoulin, Régis Dumont, Nicole Bross, Georges Masclet, éd. Dunod, 2006. (lire la critique)



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  • Extrait du livre DEEJE : domaines de formation de 1 à 4 édition Vuibert

     


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  • IV. Dynamiques institutionnelles, interinstitutionnelles et partenariales

     

    4.1 - Inscrire les projets et interventions socio-éducatives dans les réalités propres aux institutions et aux politiques de la petite enfance.
    4.2 - Participer à l’action sociale territorialiséeet à la

    DC4 refrentiel

    synergie des compétences des différents acteurs
     
    Proposition de situations :
    • Projet avec une bibliothèque
    • Porte ouverte de l'ensemble des structures de la Petite Enfance du territoire
    • Troc jeux
    • Partenariat institutionnel avec centre maternel, partenaire de l'ASE et autres
     
     
     
     
     
     
     
     

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  • III. Communications professionnelles
     
    3.1 - Contribuer à l’élaboration et à la conduite du projet socio-éducatif au sein d’une équipe pluri-professionnelle de l’établissement ou du service.
    3.2 - Assurer en l’équipe la cohérence de l’action socio-éducative auprès des jeunes enfants en coopération avec les parents.
     
     

    DC3 referentiel

    Proposition de situations :

    • Mise en place d'une réunion d'équipe pour organiser une fête de fin d'année
    • Gestion de conflit
    • réunion d'équipe pour préparer la période estivale
    • livret d'accueil
    • Communication autour des réunions d'équipe entre crèche, psy, centre maternel

     

     

     

     

     

     

     


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  • II. Action éducative en direction du jeune enfant

     

     

    2.1 - Favoriser le développement global de l’enfant et viser son inscription sociale dans ses différents milieux de vie (famille, école, loisirs...).
     
    2.2. - Concevoir et mettre en œuvre des actions de prévention sur les questions d’éducation, de santéet d’exclusion sociale.

    DC2 referentiel

    Proposition de situations :
    • Projet schéma corporel avec les 5-6 ans
    • réflexion autour et mise en place d'un petit déjeuné avec les familles
    • Aménagement de l'espace de la section des grands
    • Séance de chansons/comptines avec les enfants
    • intérêt éducatif d'un goûter en collectivité
    • Intervention préventive pour un cas de poux en collectivité

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  • I. Accueil et accompagnement de l'enfant et sa famille
     
    1.1 - Développer des pratiques adaptées d’accueil et d’accompagnement du jeune enfant et de sa famille
    .
    1.2 - Reconnaître et faciliter au quotidien la fonction parentale.
     
    1.3 - Contribuer à une démarche de prévention précoce autour des premiers liens d’attachement.
     
    Proposition de situations :
    • Accueil d'un enfant en situation de handicap et sa famille
    • rencontre autour d'un petit déjeuner avec les familles
    • Accompagnement d'un enfant et de sa famille suite au décès d'un des parents

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