• DRP

    Article issu de http://nounoucorinne.canalblog.com

    La DRP - désobstruction rhino-pharyngée ou plus communément lavage de nez.

     

    Quand doit-on faire un lavage de nez ?

    Les nourrissons et les jeunes enfants ne savent pas se moucher lorsqu'ils sont enrhumés ou lorsqu'ils ont le nez encombré.

    Ils ne savent pas non plus tousser efficacement et activement pour se débarrasser de leurs glaires.

    Les lavages de nez ou les désobstructions rhino-pharyngées -DRP en langage médical- sont donc indispensables pour déboucher les fosses nasales et évacuer les sécrétions en cas de rhume chez les nourrissons.

    La désobstruction rhino-pharyngée est un geste simple et efficace qui consiste à instiller un liquide physiologique ou une solution adaptée dans chacune des fosses nasales avec une pression douce mais suffisante pour pousser les sécrétions vers l'extérieur.

    La DRP doit être pratiquée avec parcimonie et en utilisant une quantité de liquide raisonnable. Il peut suffire de quelques gouttes dans chaque narine sans rien y introduire afin de diluer et humidifier les sécrétions. Cette DRP ne doit en aucun cas être effectuée en instillant le sérum avec une forte pression, source d'inconfort, et déclenchant une sensation de noyade.

    Le bébé peut avoir une respiration bruyante alors qu'il n'est pas enrhumé. C'est le cas lorsque quelques sécrétions ont séché dans ses fosses nasales et gênent le passage de l'air.

    Un éternuement provoqué (ou spontané) ou un simple nettoyage à l'aide d'une compresse permet en général de dégager les voies respiratoires hautes et un retour à la normale.

     

    Comment faire ? Quels produits utiliser?

     Chez le bébé :

    • Lavez vous les mains avant et après les soins.

    • Utilisez des dosettes de sérum physiologique ou de solution antiseptique adaptée.

    • Allongez le bébé sur le dos.

    • Tournez sa tête sur le côté et maintenez-la fermement avec la paume de la main. Essayez de maintenir sa bouche fermée en plaçant le pouce de cette même main sous son menton.

    • Avec l'autre main, placez la dosette à l'entrée de la narine supérieure en l'inclinant légèrement vers le haut et appuyez doucement pour instiller le produit dans la narine.

    • Puis tournez la tête de l'enfant de l'autre côté et répétez la manoeuvre dans la narine opposée.

    • Inclinez ensuite l'enfant et essuyez les sécrétions.

    • Si le bébé est très vigoureux et qu'il est difficile de le tenir, enroulez-le, bras le long du corps, dans une couverture ou une serviette de toilette. Cela évitera qu'il attrape votre bras au moment du lavage.

    • Ne vous passez pas de lavages de nez si votre enfant hurle et se débat au moment des désobstructions rhino-pharyngées. Celles-ci sont toujours bénéfiques pour lui.

    • Les lavages doivent être réalisés avant les repas ou les tétées pour éviter les vomissements.

    Il est fréquent de ne pas voir sortir les sécrétions par la narine controlatérale au moment de lavages de nez. Ce n'est pas grave. Le liquide aura entraîné les mucosités au fond de la gorge de l'enfant, qui les avalera.

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    Chez l'enfant :

    • Si l'enfant ne sait pas souffler pour vider son nez, utilisez la même technique que pour le bébé.

    • Sinon, utilisez un spray à base d'eau de mer ou de solution antiseptique adaptée, que vous instillerez dans chacune des narines en position assise.

     

    Pourquoi est-ce important ?

    Les désobstructions rhinopharyngées sont indispensables chez les nouveaux-nés et les jeunes enfants afin de leur permettre de s'alimenter et de respirer correctement et afin d'éviter les complications infectieuses, comme les otites.

    En effet, les petits nourrissons ne savent pas respirer par la bouche. Lorsqu'ils sont enrhumés :

    • ils sont gênés pour respirer (respiration bruyante, difficile parfois)

    • ils dorment mal (réveils nocturnes fréquents en raison de la gêne respiratoire)

    • ils n'arrivent pas à garder leur tétine

    • ils n'arrivent pas bien à s'alimenter et régurgitent ou vomissent fréquemment

    • ils toussent gras, surtout en position allongée, car les glaires stagnent dans l'arrière gorge.

    De plus, l'encombrement nasal empêche les cavités de l'oreille moyenne d'être aérées convenablement par la trompe d'Eustache(canal reliant les fosses nasales à la caisse du tympan) et favorise la prolifération des germes en milieu clos. Les lavages de nez répétés permettent donc de diminuer le risque d'otite, de bronchite, de sinusite...

     

    Et le mouche-bébé dans tout ça ?

    Le mouche-bébé peut être utilisé pour compléter les désobstructions rhino-pharyngées.

    Il n'est jamais indispensable après une instillation de produit.

    Il est peut être utile lorsque les parents et les enfants sont plus à l'aise avec cette méthode qu'avec les lavages avec les dosettes ou le spray. L'aspiration doit être douce, afin de ne pas créer de dépression dans les cavités ORL et de ne pas endommager les petits vaisseaux sanguins de la muqueuse nasale (à l'entrée de chaque narine, au niveau de la cloison, de nombreux petits capillaires sanguins sont regroupés et peuvent saigner facilement en cas de traumatisme, même léger).

    Un saignement minime après lavage de nez est possible est sans gravité. Les embouts des sprays ou dosettes peuvent parfois blesser légèrement la muqueuse, notamment lorsque l'enfant a bougé.


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  • article issu de : https://solidarites-sante.gouv.fr

    Maladies transmissibles de l’enfant

    Certaines maladies infectieuses peuvent être prévenues par la vaccination D’une manière générale, des mesures d’hygiène simple, comme le lavage des mains fréquent, la cuisson des aliments, le fait de se couvrir la bouche lorsqu’on tousse voire le port de masques limitent leur transmission.

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    Les maladies infectieuses sont des maladies qui se transmettent principalement de 3 façons :

    - Par l’air qui transporte de minuscules particules infectantes (voie aérienne)
    - Par l’alimentation (voie digestive)
    - Par la peau (voie cutanée)

    Maladies à prévention vaccinale

    Un moyen simple de les prévenir ou d’atténuer leurs conséquences : la vaccination

    La vaccination est un moyen de prévention très efficace pour éviter de nombreuses maladies infectieuses. Se vacciner, c’est se protéger. En entrainant une réponse immunitaire spécifique, le vaccin évite une éventuelle contamination future. Se vacciner, c’est aussi protéger les autres, en particulier les plus fragiles : en se vaccinant, on évite de transmettre la maladie aux personnes les plus fragiles de son entourage.

    - L’ensemble des recommandations vaccinales aux personnes résidant en France en fonction de leur âge est rassemblé dans le calendrier des vaccinations du ministère

    - Pour plus d’informations sur les vaccins sur la base de données publique des medicaments

    Les infections pulmonaires et de la sphère ORL

    Ce sont des infections qui touchent les poumons et la sphère oto-rhino-laryngée, dite sphère ORL, c’est-à-dire de la bouche, de la gorge ou des oreilles. Ce sont les maladies infectieuses qui touchent le plus les enfants. Causées la plupart du temps par des virus, la plupart du temps elles ne nécessitent pas la prise d’antibiotiques .

    Les maladies éruptives

    Elles provoquent, comme leur nom l’indique, des éruptions cutanées. D’origine virale, elles se soignent sans antibiotiques, à l’exception de la scarlatine, qui est due à une bactérie.

    Ces infections sont bénignes dans la majorité des cas. Elles doivent néanmoins être diagnostiquées, car elles peuvent parfois être graves (la rougeole, par exemple), ou entraîner des complications (la rubéole, par exemple, qui présente un risque pour les femmes enceintes).

    Certaines peuvent être évitées grâce à la vaccination (rougeole, rubéole).

    >> Les infections gastro-intestinales, ou gastro-entérites

    Ce sont des infections inflammatoires du système digestif, à l’origine de symptômes tels que : vomissements, diarrhée aiguë, fatigue, perte d’appétit, fièvre, douleurs abdominales, etc.

    Il en existe plusieurs types, mais la grande majorité de ces maladies est d’origine virale.

    Elles sont très fréquentes chez les jeunes enfants, surtout lorsqu’ils sont exposés du fait de leur accueil au sein de structures collectives (crèches, garderies, école).

    Elles sont très contagieuses mais le plus souvent sans gravité. Le principal risque est la déshydratation du nourrisson ou du jeune enfant. Dans la majorité des cas, le médecin traite les symptômes de la maladie en s’appuie principalement sur la réhydratation orale.

    Diarrhée chez les nourrissons et les petits enfants :comment éviter la déshydratation

    Les hépatites virales

    Ce sont des maladies inflammatoires du foie liées à une infection virale. Il existe plusieurs sortes de virus (A, B, C…) et certains peuvent donner des infections chroniques qui peuvent être à l’origine de complications graves (cirrhose et cancer du foie).

    Les antibiotiques sont inefficaces contre toutes les formes d’hépatites. Il existe en revanche des vaccins pour prévenir les hépatites A et B.

    Hépatite A

    Hépatite B


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  • article issu de : http://www.lauriane-formations.com


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    article issu de : https://lesprosdelapetiteenfance.fr

    Épuisement professionnel : les salariés d’EAJE en première ligne

    Les métiers de la petite enfance sont particulièrement exposés au risque d’épuisement professionnel ou burn out, mais de manière différente en fonction du mode d’accueil : les salariés des structures collectives étant les plus touchés. Et parmi eux, les auxiliaires de puériculture et les directeurs de crèches. Signes d'alerte et solutions pour l'éviter.

     
     

    professionnelles et bébés dans une crèche Trois variables qui agissent sur le ressenti du stress
    La première variable importante est le contexte d’accueil. « Selon une étude de 2014 sur le vécu des différentes professions du secteur, menée avec le réseau Devenir d’EnFaNce, les salariés évoluant en collectif (EAJE) sont beaucoup plus soumis à ces questions de stress professionnel, du fait de contraintes spécifiques, évoque Pierre Moisset, sociologue et expert des politique sociales et familiales. A contrario, les assistantes maternelles font état d’un vécu assez positif de leur profession, la dimension d’isolement social étant contrebalancée par l’autonomie dont elles bénéficient face aux enfants. »

    Seconde variable : la fonction exercée. Si les professionnels de terrain sont aussi exposés à ce stress que ceux en responsabilités, c’est à des degrés et pour des raisons diverses. Les auxiliaires de puériculture connaissent un stress plus important que les autres, surtout dans les grands établissements (plus de 40 berceaux), et en particulier quand elles sont amenées à gérer des accueils à temps plein. « Un phénomène avant tout imputable, semble-t-il, au manque d’encadrement face aux enfants accueillis, impliquant un sentiment de dégradation du travail », note Pierre Moisset. D’autres facteurs s’ajoutent à cette surcharge mentale : l’environnement sonore ; les activités répétitives ; les sollicitations multiples des enfants tout au long de la journée…
    Du côté des directrices et des EJE, le sentiment dominant est un morcellement accru du travail, du coup considéré comme plus usant, moins facile, surtout par les directrices. « Une position qui peut s’expliquer par le fait que ces deux catégories de professionnels ont un sentiment de tiraillement entre la gestion des équipes, celles des parents et celle des enfants. Lequel s’ajoute à une sensation d’éparpillement : ils ont à penser au quotidien à l’aménagement des sections, à la maitrise des logiciels (inscription des parents, facturation, gestion des horaires des professionnels… », décrypte Pierre Moisset.

    Troisième variable : le niveau ressenti des perspectives d’évolution professionnelle. « En EAJE, on constate que les non-diplômées - les titulaires d’un CAP ou d’un BEP Petite enfance - sont beaucoup plus enthousiastes sur leur activité que les auxiliaires de puériculture, pointe Pierre Moisset. Explication : ces dernières sont prises dans l’effet cuvette, avec un accès à la VAE assez compliqué, pour devenir EJE notamment. Alors que CAP et BEP ont plus de facilité à évoluer. Sans compter qu’elles peuvent ressentir un sentiment de qualification par le simple fait de travailler en structure. »

    Une évolution du vécu diverse selon les profils des professionnels
    Pourtant, si l’on se penche sur l’évolution du vécu dans les cinq dernières années pour les professionnels, la situation est plus nuancée. Les professionnels de terrain estiment que la situation s’est plutôt améliorée. « Ces professionnels trouvent le travail moins morcelé, moins stressant, explique Pierre Moisset. Elles notent aussi une amélioration par l’expérience ». Ce n’est pas le cas des personnels de direction. Selon Catherine Vasey, psychologue et fondatrice du cabinet NoBurnout, ceux-ci sont en effet les victimes collatérales de tracasseries administratives croissantes. « Avant, chacun gérait son institution comme il l’entendait. Désormais, chaque euro investi doit être justifié, explique-t-elle. Les directrices de structures sont soumises à des injonctions contradictoires : d’un côté, la nécessité de gérer le court terme, avec des objectifs de rentabilité. De l’autre, les contraintes de l’éducation des enfants, qui nécessitent des échelles de temps de moyen à long terme. A la clé, un sentiment de perte du sens de son métier. »

    Autre facteur d’alourdissement récent de la charge mentale pesant – de manière globale cette fois - sur les professionnels de la petite enfance : les changements sociétaux. « Plus exigeants et privés du soutien de la famille élargie, les parents modernes sont plus exigeants, ajoute Catherine Vasey. Ils attendent que la structure les supplée dans de nombreux rôles. Avec, parfois, des attentes irréalistes, particulièrement néfastes pour les personnes qui vont quand même tenter d’y répondre, alors même que leur environnement de travail ne leur en donne pas les moyens », conclut Catherine Vasey.
    Des difficultés encore accrues par la présence persistante d’une certaine forme de déni. « Face à l’idée inscrite dans l’imaginaire collectif, selon laquelle travailler auprès de jeunes enfants, c’est un job enchanté, les professionnels de la petite enfance ont beaucoup de mal à dire et à se dire la pénibilité de leur travail », commente Pierre Moisset. Autant de facteurs qui s’alimentent les uns les autres, formant un cercle vicieux de démotivation et de fatigue.

    Quels signes avant-coureurs et comment le prévenir ?
    Les professionnels exposés à ces différents facteurs de stress doivent prendre garde aux signes avant-coureurs du burn out. Catherine Vasey énumère les symptômes qui doivent alerter : hausse de la tension artérielle, maux de tête, troubles de la digestion, mais aussi de la mémoire et du sommeil, tensions musculaires permanentes, difficultés de concentration, émotions exacerbées (tristesse, angoisse, irritabilité…), manque d’estime de soi, ruminations et pensées toxiques qui envahissent la vie privée… La prévention du burn out peut passer par deux voies.
    Les premières solutions sont d’ordre organisationnel et managérial. « Les arrêts de travail ne peuvent être qu’une mesure d’urgence : ils ont un impact économique et ne résolvent pas le fond, estime Pierre Moisset. Ce qu’il faudrait vraiment, c’est changer le quotidien des travailleuses de terrain en EAJE. »

    Revoir l’organisation et le management en petite enfance
    Il préconise que les managers soient en mesure d’offrir un espace de partage des pratiques ou de parole, où les équipes peuvent exprimer la pénibilité de leur travail. « Qu’il y ait un consensus sur le fait que les émotions ne sont pas mauvaises en soi et qu’elles doivent pouvoir être exprimées pour pouvoir s’alléger, précise-t-il. Ces échanges font partie des principales choses demandées par les professionnels, devant la formation. »
    Une condition qui passe, selon lui, par une réforme profonde du management de la petite enfance, actuellement principalement tenu par les puéricultrices. « De ce fait, les personnels de direction - des puéricultrices, la plupart du temps - sont avant tout dans une position d’accompagnement technique, alors qu’on aurait plutôt besoin d’un accompagnement des professionnels dans leurs ressentis », développe-t-il. Sa proposition : aller jusqu’au bout de l’évolution en distinguant deux types de managers : les EJE, sur l’accompagnement des équipes, et les puéricultrices, davantage sur celui des enfants et des parents. « Ce qui ne coule pas de source, du fait d’une concurrence larvée entre les deux profils, sur l’aménagement de l’espace ou l’accompagnement de l’enfant dans son développement, regrette-t-il. Cela demanderait aussi à mieux entériner les compétences acquises sur le terrain par les auxiliaires de puériculture, afin de leur faciliter l’évolution sur l’une ou l’autre fonction. »

    Mettre en place des techniques anti-stress
    Second type de solutions : les mesures d’ordre individuel. La clé ? Agir sur tout ce qui est de l’ordre de la décharge du stress. « Il ne s’agit pas seulement se relaxer, mais aussi de se défouler : chanter à tue-tête dans la voiture en rentrant de son travail, encourager son équipe à un match de foot, faire du sport, entretenir son jardin… », illustre Catherine Vasey. On peut aussi s’aider de certaines techniques, comme la cohérence cardiaque (fait de contrôler sa respiration pour gérer ses émotions). Autre conseil : bien distinguer la vie professionnelle de la vie privée, et s’épanouir hors de son temps de travail. « Objectif : cadrer les ruminations mentales, qui envahissent souvent la vie personnelle », pointe-t-elle. Il faut aussi focaliser son attention sur ce qu’on a bien réussi dans la journée, les moments où l’on s’est sentie utile, pour nourrir le sens de son travail. Enfin, cultiver la dynamique d’équipe, la bonne ambiance, le respect et reconnaissance mutuelle, qui sont d’importants compensateurs de stress.

    Pour aller plus loin

    • Pierre Moisset « Accueillir la petite enfance : motivation, travail, vécu des professionnels » (Erès), sortie prévue en mars 2019.
    • Catherine Vasey « Burn out : le détecter et le prévenir » (Jouvence), 2015
    • Catherine Vasey « Comment rester vivant au travail : guide pour sortir du burn out », Dunod, 2017.

     


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  • article issu de : http://www.blog-elsevier-masson.fr

    Prévenir l’épuisement professionnel

    Les professionnels s’occupant quotidiennement de très jeunes enfants peuvent être confrontés à l’apparition de signes d’épuisement physique et émotionnel : fatigue accrue, tensions, manque de motivation. Pour prévenir l’installation de l’épuisement professionnel  et mieux vivre son stress, il est utile de se ménager des temps de ressourcement et de relaxation.

     

    L’épuisement professionnel peut atteindre tout personnel de la petite enfance qui s’investit intensément dans son travail. Appelé aussi “usure professionnelle”ou ou burn out, ce processus s’installe insidieusement au fil des années. [1]

    Les signes d’épuisement professionnel

    Le burn out se manifeste par un épuisement physique avec une fatigue et des troubles somatiques, par un épuisement émotionnel, mais aussi par une diminution de l’accomplissement personnel1 .

    L’épuisement physique donne la sensation d’être  “vidé”, de subir les situations et de ne pas pouvoir récupérer autant qu’il serait souhaitable. Il se traduit souvent par des symptômes de type douleurs dorsales, céphalées, migraines, tensions musculaires, infections à répétition, douleurs à l’estomac ou autres.

    L’épuisement émotionnel peut se traduire chez le professionnel par des réactions d’irritabilité, d’impatience, d’énervement envers les enfants, une labilité émotionnelle aussi bien face au comportement de l’enfant qu’avec sa famille.

    Sa motivation peut se trouver émoussée, un certain pessimisme ou une tendance au fatalisme peuvent s’installer. Le sentiment de ne pas être considéré peut amener des désillusions par rapport à sa profession et l’investissement peut s’en trouver diminué.

    Le professionnel ne se reconnaît pas dans ce comportement qui va à l’encontre de l’image idéale qu’il avait de son rôle ou de sa fonction. Cela peut provoquer chez lui un sentiment d’insatisfaction, une remise en cause de ses capacités, des frustrations mais aussi des réactions inadaptées ou disproportionnées en réagissant plus vivement au comportement de l’enfant, voire de l’agressivité ou des sentiments négatifs vis-à-vis de celui-ci.

    Parfois, le professionnel n’admet pas son état d’épuisement et veut “tenir” coûte que coûte. Il arrive alors qu’il intensifie son activité ou développe une hyperactivité fébrile, car reconnaître ce phénomène pourrait nuire à l’image qu’il a de lui-même en l’assimilant à une faiblesse ou une incapacité à faire face. C’est souvent l’entourage ou les personnes avec lesquelles il est en difficulté, ou encore des collègues, qui l’aident à en prendre conscience et à accepter d’y réfléchir et de réagir.

    Il est possible de repérer des signes de burn out , par exemple lorsque le professionnel présente un certain désabusement avec l’impression que les situations ne changent pas, que les difficultés sont les mêmes, une propension à ne voir que les défauts des enfants ou des parents, une tendance à l’agressivité ou à la nervosité permanente, une fatigue qui ne cède pas après deux ou trois jours de congés.

    Parfois, c’est la routine qui amène l’installation de ce processus. Quelquefois, c’est la confrontation à des problématiques particulières d’un enfant (troubles du comportement, troubles de type autistique, etc.) qui va développer ou accentuer le processus de burn out chez plusieurs membres de l’équipe2 .

      Pour en savoir plus, la thérapeute et formatrice Geneviève Manent a réalisé plusieurs ouvrages sur ce thème. http://www.souffledor.fr/boutique/auteur_genevieve-manent_84.html.
    1  Junier H. Le mal-être des professionnels de crèche. 17 janvier 2015. http://heloisejunier.com/2015/01/17/le-mal-etre-des-professionnels-de-creche/.
    2  Madame Gazouille. Professionnels de la petite enfance, quand le burn out menace. 17 février 2015. http://madamegazouille.fr/2015/02/professionnels-de-la-petite-enfance-quand-le-burn-out-menace/.
       

     

    Les raisons de l’épuisement professionnel

     

    Plusieurs facteurs peuvent intervenir, et c’est leur accumulation qui va développer l’installation progressive de l’épuisement professionnel.

     

    Parmi les facteurs liés à la tâche se trouvent les activités répétitives qui peuvent lasser, mais surtout les sollicitations multiples des enfants tout au long de la journée. Le bruit, les cris, les pleurs, la personnalité de l’enfant, son comportement, ses refus, les éventuels conflits entre enfants peuvent finir par atteindre progressivement le professionnel. S’ajoutent à cela l’attention, la vigilance permanente nécessaire auprès d’eux, la responsabilité vis à- vis de ce qui pourrait leur arriver.

     

    Les sollicitations ergonomiques multiples sont loin d’être négligeables. Se baisser, ramasser les jouets, porter dans les bras, se pencher, être sur le tapis, sur une petite chaise, etc., contribuent à la fatigue physique qui s’installe.

     

    Souvent, les professionnels évoquent les tensions ou malentendus avec les parents concernant aussi bien les rémunérations, les congés ou les différents sur les principes éducatifs. Si le professionnel ne se sent pas reconnu dans son travail, est mis à mal ou est remis en cause dans ses capacités, le processus s’en trouve aggravé. Les facteurs interpersonnels interviennent également dans les structures, comme ceux qui sont liés aux relations de travail, aux conflits dans l’équipe, au type de management, au manque de soutien ou d’entraide. À domicile, les assistantes maternelles évoquent souvent le manque de contact et d’échange avec d’autres adultes, car même si les relais assistantes maternelles (RAM) organisent des rencontres, celles-ci ne permettent souvent que des échanges autour du domaine professionnel. Ces facteurs ajoutés les uns aux autres finissent, à long terme, par user les capacités d’adaptation des différents professionnels qui accueillent les enfants.

     

    Il est certain que la propension à être positive et adaptable peut influencer la tolérance de la personne aux difficultés de son métier. Ce qui semble avoir le plus d’impact négatif sur le processus est la tendance perfectionniste du professionnel, avec un investissement et de fortes valeurs éthiques quant à sa fonction ou, a contrario, lorsqu’il a choisi ce métier par défaut et non par passion ou envie.

     

    Moyens de prévention personnels

     

    Avant que l’épuisement ne s’installe à un stade avancé, certaines démarches peuvent permettre de le prévenir. Plusieurs approches sont nécessaires pour maintenir les capacités de tolérance, de patience, rester dans une démarche de bientraitance vis-à-vis de l’enfant et préserver un certain bien-être dans le travail.

     

    Prendre une pause régulièrement et ménager du temps pour soi favorisent la prise de distance.

    Prendre une pause régulièrement et ménager du temps pour soi favorisent la prise de distance.

     

    La pratique de la relaxation en séances collectives (ou individuelles) peut par exemple permettre d’acquérir des capacités d’apaisement en sachant utiliser la respiration, le relâchement musculaire ou la réalisation de mouvements doux pour retrouver le calme en toute situation.

     

    L’apprentissage de certaines techniques corporelles (associations de respirations, gestes, prises de distance, mouvements corporels) permet d’être en capacité de mieux gérer le stress et les émotions, et peut aider, par exemple, à se ressaisir.

     

    Le moins évident, pour la plupart des professionnels, est d’oser s’accorder du temps pour soi, des pauses dans la journée (appelées aussi “pauses parking”) ou dans la semaine (activité, loisirs) qui permettent d’évacuer les tensions accumulées, de s’évader ou se ressourcer. Souvent, les professionnels ont des difficultés à se l’autoriser et enchaînent directement par la gestion de la vie de famille, renforçant ainsi la fatigue accumulée durant la journée.

     

    Les “pauses parking” ne requièrent pas beaucoup de temps : quelques minutes pour souffler et se reposer peuvent suffire si elles sont prises régulièrement au cours de la journée. La personne peut renforcer un moyen de détente habituel qui lui procure le plus de bien-être au travers d’un canal sensoriel dominant : certains préfèrent lire un magazine ou regarder quelques instants la télévision pour ne plus penser à rien, d’autres vont écouter de la musique ou la radio, ou trouver un endroit silencieux, d’autres encore vont préférer s’activer pour évacuer les tensions de la journée en pratiquant une activité sportive, de la marche ou du shopping. Certaines personnes préfèrent retrouver des sensations agréables en prenant une douche, en s’installant  confortablement sous une couverture moelleuse ou en se posant quelques instants autour d’une boisson chaude ou d’un en-cas. Par ailleurs, pour se ressourcer ou se changer les idées, il est important de s’accorder une heure dans la semaine pour se faire plaisir par une activité, quelle qu’elle soit. Cette activité de loisir à l’extérieur permet aussi aux assistantes maternelles, notamment, d’avoir un contact avec des personnes adultes hors cadre professionnel.

     

    Démarches collectives

     

    La possibilité d’échanger à l’occasion de groupes de parole (par exemple une réunion par mois pendant quatre mois) permet aux différents professionnels de partager les difficultés ressenties, d’être entendus et parfois, de trouver ensemble des stratégies pour vivre différemment certaines situations.

     

    La participation à des formations, lorsque certains signes d’usure, de lassitude, commencent à s’installer, peut permettre de prendre du recul sur son travail, sur sa pratique, et aide à se relancer, à se remotiver en enrichissant sa pratique, en la diversifiant et en y insufflant de nouvelles approches. Par ces formations, ou lors de groupes d’analyse de pratiques, les échanges permettent d’analyser et comprendre les difficultés rencontrées et de développer des stratégies pour savoir mieux y faire face.

     

    Le fait de pouvoir partager avec des pairs certaines situations vécues permet de prendre de la distance, de se sentir moins seul, davantage compris, et peut aider à s’adapter aux problèmes rencontrés.

     

    En structure, l’entretien individuel semble incontournable pour aider le professionnel à mettre des mots sur ses difficultés, à repérer le sens qu’il donne encore à son travail, ses sources de difficultés, mais aussi ce qui pourrait l’aider à se ressourcer ou à transformer la lassitude qui s’est installée.

     

    Si la personne est déjà dans un processus avancé de burn out, il est préférable qu’elle se fasse aider par une prise en charge individuelle avec un psychothérapeute.

     

    Quelle place pour la relaxation ?

     

    Dans une journée de travail, il est utile de créer un lieu favorable et un espace-temps où il est possible de “se poser” de manière efficace pour mieux gérer l’énergie dépensée dans la journée et pouvoir se ressourcer.

     

    Suivant le canal sensoriel utilisé par chacun des professionnels pour se détendre, il est intéressant d’aménager un espace, même restreint, dans lequel il est possible soit d’écouter de la musique, soit de feuilleter des magazines de vacances ou autres loisirs créatifs, d’être au calme pour prendre paisiblement une boisson ou simplement, s’installer confortablement dans un fauteuil quelques instants après s’être étiré et avoir baillé. À l’inverse, on peut choisir d’aller marcher dix minutes à l’extérieur de la structure.

     

    Les personnes qui ont l’habitude de participer à des séances de relaxation peuvent tout à fait s’allonger avec quelques coussins sur des tapis de sol ou s’asseoir contre un mur et, sur une musique douce de leur choix, s’imaginer dans un lieu agréable (bord de mer, balade en montagne, campagne ou jardin) et profiter pleinement de la nature, de son silence, etc.

     

    L’important est de vraiment prendre un temps ressourçant pour soi afin d’aborder le reste de la journée de travail plus sereinement et de réserver les discussions autour des conflits, plannings ou difficultés, pour un autre moment.

     

    Bienfaits de la relaxation pour l’enfant

     

    Indépendamment des effets positifs, pour le professionnel, de méthodes lui permettant de se relaxer et de gérer son stress, il peut en faire bénéficier les enfants dont il s’occupe en utilisant ces techniques respiratoires, gestuelles et mouvements tactiles pour les apaiser. Il peut ainsi leur transmettre son calme, les enfants étant très sensibles à l’état émotionnel des adultes qui les entourent.

     

    Il peut aussi être proposé à des groupes d’enfants, par de petits ateliers par exemple, de pratiquer des exercices de relaxation au cours desquels ils apprennent à se masser eux-mêmes (en en profitant pour nommer les différentes parties de leur corps), puis à s’étirer et à “faire le pantin” en soufflant, pour terminer par la “poupée toute molle”.

     

    Conclusion

     

    Chaque professionnel de la petite enfance a tout intérêt à prendre soin de lui et à se ressourcer pour continuer à prendre plaisir à son travail, à rester bienveillant et serein dans l’accompagnement des enfants et à développer une relation sécurisante et paisible avec eux.

     

    La possibilité de développer des capacités à savoir s’apaiser et à rester calme lui permet de gérer de façon adaptée et satisfaisante les situations qu’il rencontre et ainsi de maintenir une bonne estime de lui-même et de ses compétences professionnelles.

     

    © 2015 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés

     

    auteur : Françoise BILLOT Cadre puéricultrice formatrice

     

    Références

     

    [1] Junier H. Le mal-être des professionnels de crèche. 17 janvier 2015. http://heloisejunier.com/2015/01/17/le-mal-etre-des-professionnels-de-creche/

     

    [2] Madame Gazouille.Professionnels de la petite enfance, quand le burn out menace. 17 février 2015. http://madamegazouille.fr/2015/02/professionnels-de-

     

    la-petite-enfance-quand-le-burn-out-menace/

     

    [3] Comeau L. Se détendre et se relaxer avec son enfant. Naître et grandir. 2013. http://naitreetgrandir.com/fr/etape/1_3_ans/viefamille/fiche.aspx?doc=ik-naitre-grandir-activite-detente-relaxation

     

    [4] Manent G. L’enfant et la relaxation. Gap: Le Souffle d’or; 2009.

     

    [5] Malenfant N. La relaxation par le jeu. Naître et grandir. Janvier 2014.http://naitreetgrandir.com/fr/etape/1_3_ans/jeux/fiche.aspx?doc=relaxation-par-jeu

     

    [6] Malenfant N. Jeux de relaxation. CD audio. Paris:De Boeck; 2010.

     

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    Professionnels de la petite enfance, quand le burn-out menace…

    Fin janvier, je suis allée à un colloque sur le burn-out professionnel, organisé par Zoeki, à Paris. Je suis loin du burn-out mais je crois que j’avais besoin d’entendre des collègues d’autres structures dire qu’elles avaient les mêmes ras le bol que moi et peut-être avoir des pistes pour mieux vivre le stress au quotidien.

    Burn-out

    Dans l’univers des enfants où l’on pourrait croire naïvement que tout est beau, tout est rose, tout est jeu et rire, eh bah non. Le monde des bisounours n’existe pas, pas vrai ?

    Histoire_original_backup

    Pourquoi pouvons-nous ressentir un mal-être quand on travaille avec les loulous ?

    Héloïse Junier, psychologue, propose des temps d’analyses des pratiques avec des équipes de crèche et elle nous expliquait qu’elle entend souvent des professionnels dire qu’il y a parfois des enfants qu’ils ne supportent plus, parce qu’ils n’écoutent pas, bougent beaucoup, tapent, mordent à répétition, etc. Ils ajoutent qu’ils ne devraient pas ressentir ça et culpabilisent. Ils ont le sentiment d’être de mauvais professionnels. Ils savent que les loulous ont des besoins mais ne savent pas toujours comment y répondre. Ils se sentent impuissants. On a souvent un sens trop poussé de l’autocritique : on n’est jamais satisfait…
    Il y a aussi régulièrement un conflit intra-personnel, entre nos idéaux et la réalité du terrain. C’est douloureux de ne pas être en accord avec ses valeurs, même si on est conscient des limites de la collectivité.
    Accueillir des enfants, ce n’est pas comme s’occuper de machines : tout au long de la journée, de manière consciente ou non, notre propre éducation, notre enfance est présente. ça peut renvoyer à beaucoup de choses, pas forcément faciles.
    Et puis, on travaille avec et pour des adultes, parfois exigeants, pas toujours compréhensifs. Et le travail d’équipe n’est pas simple.
    ça peut faire beaucoup.

    Lors du colloque, on a beaucoup parlé de l’équipe auprès des enfants mais pas de la direction. Pour ceux qui ne le savent pas, je suis directrice adjointe d’un multi-accueil associatif à gestion parentale depuis 9 ans. Qu’on soit d’accord : je considère que la direction fait partie de l’équipe mais le stress n’est pas le même. Le fait d’être dans le bureau à certains moments de la journée nous permet d’être un peu au calme, de ne pas subir le bruit que font les enfants et adultes et j’estime que c’est une chance par rapport à mes collègues. Mais pour nous, il y a tout ce qui est abordé plus haut quand on est avec les loulous mais aussi le stress de nos responsabilités. Au point que parfois, je me demande si j’ai les épaules pour… Quand il faut que tu te partages entre le groupe d’enfants et sa prise en charge et le travail administratif. Quand tu dois penser à 36 000 trucs en même temps. Quand tu as la pression parce que la subvention va dépendre du dossier que tu as monté et de ce que tu as écrit. Quand tu cherches à « rentabiliser » la structure pour faire en sorte qu’elle ne soit pas trop en difficulté financière, au risque de fermer et de mettre au chômage : toi et tes collègues. Mais rentabiliser tout en faisant attention à la qualité d’accueil des loulous… Quand tu te demandes si le code du travail t’autorise à faire ça ou ça… ou pas. Quand tu essaies d’être à l’écoute de tes collègues mais que ce n’est pas assez. Quand elles ont des demandes incompatibles avec la gestion ou le fonctionnement de la structure et que tu sais que tes décisions ou celles du conseil d’administration vont les irriter… Quand ton rôle de manager nécessite de recadrer un professionnel et que même en mettant les formes, tu sais que l’autre va se le prendre comme un coup en pleine face. En tous cas, tu l’imagines parce que toi, tu le prendrais comme ça.
    Souvent, je me dis que je ne tiendrai pas longtemps ainsi, que je n’ai pas le caractère pour. ça m’affecte trop, malgré tout ce que j’essaie de mettre en place. J’ai par exemple suivi une formation à l’Ecole des Parents et des Educateurs de Metz : « prendre du recul sur son terrain professionnel ». Je la recommande vraiment, ça m’a ouvert les yeux sur plusieurs points. Mais ça n’est pas suffisant : manager une équipe, ce n’est pas facile. Gérer une structure : non plus. Et la formation d’éducateur de jeunes enfants ne nous prépare pas à ça.
    Il n’y a encore pas si longtemps, j’ai eu une grosse remise en question. Parce que oui, je suis sensible, parce que oui, je n’ai pas la poigne d’une directrice, parce que oui, je prends tout très à coeur, parce qu’il faudrait que je m’endurcisse et ça me paraît compliqué… Et puis j’ai échangé avec d’autres EJE et je me suis rendue compte de ma chance. Travailler dans une association à gestion parentale permet d’avoir une relation de proximité avec les familles. Se connaître facilite la continuité de la prise en charge. Le conseil d’administration nous laisse une grande liberté d’actions et nous fait confiance. C’est très valorisant et épanouissant. L’équipe de la crèche est professionnelle, bienveillante et dynamique. Il n’y a pas de gros soucis, comme j’ai pu le lire chez mes collègues EJE… Seulement de petites histoires vite réglées, vite oubliées. Et puis, qu’est-ce que je ferais d’autre ? J’adore mon job. Même s’il me bouffe parfois.
    ça me fait penser à ce que Héloïse Junier disait au colloque : nous sommes trop souvent dans la plainte et la revendication. Il faut chercher comment faire avec ce qu’on a et mettre en place des choses pour avancer.
    Je vais suivre une formation de deux jours en juin pour les responsables de structure et j’espère avoir des outils. Mais j’avance et surtout, je vais arrêter de me plaindre : je suis dans une structure top avec une équipe top.

    Lors du colloque, les intervenants nous ont donné des pistes pour mieux gérer le stress au quotidien.

    En crèche, les loulous sont nombreux dans un même espace. Pour nous montrer où elle voulait en venir, Héloïse Junier nous a montré deux photos : une d’une femme à la plage, l’autre du métro à l’heure de pointe…

     le-metro-bonde

    La crèche ressemble davantage à la station : beaucoup de personnes au même endroit. On s’y sent à l’étroit, étouffé, c’est bruyant… C’est stressant et le stress, c’est comme quand on baille, c’est communicatif. D’où l’importance de décloisonner au maximum. On peut pas pousser les murs, c’est sûr. En rentrant du colloque, on y a réfléchi avec l’équipe et on a décidé de réaménager les chambres pour libérer la plus petite : le matin, elle sert de pièce supplémentaire pour bouger, danser, etc. et l’après-midi, les plus grands y dorment. C’est à l’essai pour l’instant.

    En crèche toujours, l’éclairage est important et les néons offrent une lumière agressive, stressante. Si on pouvait les remplacer par d’autres luminaires, ce serait bien. L’idéal serait même d’avoir des variateurs !

    Il y a aussi trop de déplacements. Les adultes se déplacent beaucoup autour des loulous. Les va et vient peuvent générer du stress, de l’énervement. Imaginez-vous au cinéma, quand quelqu’un n’arrête pas de se lever… Grrrr ! Il faudrait s’organiser pour optimiser ses déplacements.

    Et le bruit, bien sûr. Et on ne peut pas empêcher des tout-petits de s’exprimer… Pour réduire (ou tenter de le faire) le bruit, il faudrait essayer :
    – de parler doucement. Quand on parle fort, les enfants le font aussi. J’ai une collègue qui, souvent, introduit le temps comptines en chuchotant. Les enfants reconnaissent la chanson mais se calment pour écouter.
    – que les professionnels se répartissent dans la pièce pour canaliser le groupe et le sécuriser.
    – de proposer des transitions pour éviter les moments de flottement, d’improvisation et ritualiser au maximum.
    – d’éviter de mettre de la musique en fond quand on parle à l’enfant ou qu’on est en activité, parce qu’on a tendance à parler plus fort. Et parce que lorsqu’il y a de la musique + des mots, le loulou ne peut pas se concentrer sur les deux et c’est la musique qui prendra le pas sur les mots.
    – d’alterner des temps calmes et des temps d’activité. Privilégier les activités extérieures pour que les enfants puissent se décharger émotionnellement.
    – de proposer au loulou, avant même qu’il ne s’agite trop, de venir se poser dans vos bras pour se calmer un peu. L’enveloppe corporelle qu’on lui proposera libérera de l’ocytocine et l’aidera à faire redescendre la pression.
    – d’aménager l’espace selon les âges et rythmes des enfants.

    Il est important aussi d’aérer la pièce.

    Héloïse Junier proposait aussi d’écrire une journée type avec l’équipe au complet, puis une journée avec un absent, puis deux, pour mieux gérer les absences. L’idée est bonne mais difficile à mettre en place parce que selon les horaires de la personne absente, l’incidence ne sera pas la même. Mais j’avoue que je ne me suis pas penchée sur cette piste. Si quelqu’un l’a fait et veut me donner son retour, qu’il n’hésite pas :-)

    Un second intervenant, Dominique Leyronnas (pédiatre en maternité, crèche collective, ex-médecin en réanimation néonatale et transporteur au SMUR Pédiatrique) nous a donné une belle leçon de philosophie, avec beaucoup d’humour. Je ne sais pas si je vais réussir à vous la transmettre aussi bien que lui.

    L’idée qu’il a voulu nous faire passer, c’est qu’on ne prend pas assez de temps pour soi. On banalise tout ce qu’on fait, sans même s’en rendre compte. Nous accompagnons au quotidien les enfants dans différents exercices, il leur faut minimum 3 mois pour apprendre à marcher, quelques temps pour savoir visser – dévisser. Nous, on court, on tourne une clé dans la serrure, sans même calculer ce qu’on est en train de faire. ça peut paraître un peu exagéré (je le sais, j’ai un mari cartésien, alors j’anticipe les remarques :-) ) mais c’est juste pour dire qu’on fait tout (ou presque) machinalement, sans prendre le temps. Nous sommes pris dans la spirale du quotidien. Il faudrait se donner des rdv pour se poser, se concentrer sur sa respiration, se relaxer. Mesdames, vous savez à quel point c’est bon de se détendre lors d’un soin du corps en institut… :-) c’est un peu l’idée : se poser, déconnecter, profiter. Il a ajouté : « quand on ne prend pas le temps, il ne faut pas oublier que lui nous prend… » C’est direct mais tellement vrai !

    Il faut aussi arrêter de vouloir faire trop de choses. Dans notre société, plus on en fait, plus on est performant ! Oui, mais c’est dangereux… On prend la pente glissante vers le surmenage… Evitons le cumul d’activités : on ne peut pas être à fond sur tout. Oh, ça me rappelle mon billet sur mon côté perfectionniste… L’intervenant parlait du complexe de Wonderwoman, lol, et a ajouté « c’est bien, sauf si on loupe l’atterrissage ! » Nous ne sommes pas des superhéros ! Notre objectif de vie : être heureux.

    wonder-woman-amazon

    Il faudrait réussir à positiver ! Ouais, ça c’est mon combat quotidien ! Quand c’est dur le matin, ça ne peut que s’améliorer ! :-)

    Quand on stresse, le corps fabrique des substances chimiques. Du coup, quand le stress est chronique, le corps est tout le temps fatigué.

    Pascaline Legros, naturopathe et réflexologue est également intervenue lors de ce colloque. Elle met en avant notre alimentation comme moyen de prévention du stress. Par exemple, en mangeant des protéines végétales, nous sommes moins stressé. Plus notre glycémie est stable, plus nous sommes calmes. Quand le corps est déshydraté de 4 à 5%, le cerveau répond moins (attention ! pour info, le café déshydrate ! C’est pour ça qu’il faut boire un verre d’eau avec chaque tasse de café).

    Il existe des compléments alimentaires qui peuvent aider.

    Il y a également un exercice de cohérence cardiaque qu’il est bon de faire : il s’agit de contrôler sa respiration pour gérer ses émotions. En étant assis, 3 fois par jour, faire 6 respirations par minute, pendant 5 minutes. Les effets se sentent pendant 3 à 4 heures, donc en le faisant 3 fois par jour, ça permet de se sentir mieux toute la journée. A force de le faire, cela deviendra naturel (pour que quelque chose de nouveau ne le soit plus, il faut le faire pendant 21 jours de suite). Les effets sont immédiats : ça apaise et calme, ça augmente la sécrétion d’ocytocine, diminue l’anxiété, améliore la concentration, diminue les troubles de l’hyperactivité, etc. Il existe des applications pour aider à faire l’exercice ou même des vidéos sur youtube : une goutte d’eau qui monte et descend et on cale sa respiration sur ses mouvements. Je connaissais cet exercice et pour l’avoir fait il y a un an, je peux dire que ça m’a aidée mais j’aurais dû le faire 21 jours je pense, pour que ça devienne un réflexe :-)

    On peut également avoir recours à la réflexologie plantaire, aux huiles essentielles.

    L’intervenante nous a proposé un autre « petit truc » : choisir un caillou, une pierre qu’on trouve jolie. Y associer un moment positif (mariage, bébé, fête, cadeau, etc.). La mettre dans sa poche et quand on est stressé, poser la main dessus pour sentir la pierre. L’esprit ira sur le moment associé.

    Quand l’adulte est calme, l’enfant l’est davantage et s’endormira par exemple plus facilement.
    Quand l’adulte va bien, l’enfant va mieux.
    On ne peut pas prendre soin des autres sans prendre soin de soi.

    On sait ce qu’il nous reste à faire : négocier avec nos employeurs des séances de yoga, massages, etc.


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    Crèches : des professionnels sous pression

    Le bien-être des enfants et de leurs parents est au cœur des projets pédagogiques de la plupart des crèches et autres lieux d’accueil. Celui des professionnels qui y travaillent semble souvent délaissé. Pourtant, jamais leur souffrance n’aura été aussi vive. Certains même frisent le burn out. Professionnelle de la petite enfance fatiguée Jour après jour, les professionnels de la petite enfance cultivent un objectif commun, celui de veiller au bien-être des jeunes enfants accueillis et de leurs parents. Moult outils, stratégies et projets pédagogiques sont déployés pour permettre de pallier quotidiennement les aléas de cette séparation précoce entre un bébé, sa maman et son papa. Mais qu’en est-il du bien-être des professionnels qui les accueillent ? Celui-ci s’avère bien souvent mis au second plan des priorités des établissements, alors que leur épanouissement se révèle central dans le bien-être et la bonne adaptation des enfants accueillis. On le sait, les petits absorbent toutes les émotions, les tensions et les émois qui animent les adultes, et le stress lui-même est aussi contagieux que le serait une bonne grippe ! L’expérience du terrain le confirme : lorsqu’une équipe est sereine, les enfants paraissent plus paisibles, plus tolérants à la frustration, moins agités. Ce que confirme Nadine, une psychologue de crèche collective: « Il me suffit de mettre le pied dans une section pour ressentir le climat humain qui y règne. En fonction du comportement des enfants, de leur agitation, de leurs pleurs, il m’est possible de ressentir si l’équipe est en conflit, si les professionnels sont en souffrance ou si, au contraire, les adultes se portent bien ! ». Voilà pourquoi, prendre soin des enfants nécessite, dans un premier temps, de prendre soin des adultes qui les accueillent…   

    De nombreuses idées reçues
    Dans l’inconscient collectif, celui qui œuvre auprès des jeunes enfants en lieu d’accueil baigne dans un univers féérique, teinté de couleurs pastel, de petits animaux qui chantent et de jouets par milliers. Pour mener à bien cette fonction de « gardienne d’enfants », pas besoin d’une formation très approfondie, être femme est un bon début. Ces idées reçues continuent de sévir au niveau du grand public, voire également des décisionnaires administratifs de ces lieux d’accueils. Pour nombre d’adultes, l’enfant demeure ce tube digestif qui alterne ses journées entre les repas et les épisodes de sommeil. La portée des projets pédagogiques et la complexité de l’organisation n’est pas toujours bien cernée. « Le matin, certains parents nous lâchent un agaçant « Amusez-vous bien ! », ou encore « Quelle chance avez-vous de jouer avec les enfants toute la journée, qu’est-ce que je ne donnerais pas pour quitter mon bureau pour me joindre à vous ! ». Nous (sou)rions jaune. Heureusement, d’autres parents nous lancent un « Bon courage ! » ou encore « Moi qui ai déjà du mal à m’occuper d’un seul enfant, je ne sais pas comment vous faites pour vous en sortir avec huit ! » témoigne Sandra, auxiliaire de Puériculture. La reconnaissance des enjeux de leur métier serait sans  doute la première étape pour aider ces professionnels à être moins stressés ou déprimés.
     
    De la plainte à l’épuisement
    Car une chose est certaine : la réalité du terrain se révèle bien moins idyllique que prévue. La volonté de ces professionnels d’accompagner le petit humain dans ses premières acquisitions se heurte à de multiples contraintes humaines et matérielles. Les règles du jeu ont changé : les pouvoirs publics visent à élargir l’offre d’accueil à moindre coût. Le secteur de la petite enfance n’échappe malheureusement pas à une tendance économique d’ordre national. Si les projets pédagogiques sont aussi riches et élaborés les uns que les autres, il n’est pas toujours possible de les appliquer. « Nous avons l’impression d’accueillir toujours plus d’enfants avec toujours moins de professionnelles et de matériel ! Lorsque notre crèche a ouvert ses portes en septembre, nous n’avions pas suffisamment de jouets et de tapis. Les sections étaient presque vides... Si nos patrons ne s’investissent pas sur le terrain pour nous offrir de bonnes conditions de travail, comment voulez-vous que nous nous investissions à notre tour ? » s’interroge Chloé, éducatrice de Jeunes Enfants. Certains établissements sont marqués par des absences à répétition, « pas toujours justifiées » selon certaines directrices. Or, plus les professionnels s’absentent, plus leurs collègues qui restent doivent absorber leur charge de travail et tendent à s’épuiser, et plus ils auront eux-mêmes tendance à s’absenter. Un véritable cercle vicieux.  
    De ce fait, la plainte reste omniprésente tandis que les douleurs corporelles sont monnaie courante. « Ces professionnels en ont tout simplement plein le dos ! » s’exclame Sophie, directrice d’une crèche collective. Beaucoup de professionnels dépensent leur énergie à revendiquer de meilleures conditions de travail, mais parfois, au détriment de la mise en place de projets innovants. « Si certaines de ces pros passaient autant de temps et consacraient autant de leur énergie à proposer de nouveaux ateliers aux enfants qu’à se plaindre, nous n’en serions pas là ! Ok, les conditions d’accueil ne sont plus ce qu’elles étaient, et sont loin d’être idéales. Ceci dit, à un moment, il serait pas mal de rebondir et d’aller de l’avant ! » s’impatiente Corinne, elle aussi, directrice d’une crèche collective.

    Un métier extra-ordinaire
    Au-delà de ces conditions de travail discutables et discutées, la complexité du métier repose avant tout sur la nature du public accueilli : les jeunes enfants. En effet, œuvrer auprès des humains en début de vie, c’est se confronter 8 heures par jour à des émotions vives que ces individus hauts comme trois pommes ne sont pas encore en capacité de réguler. En tête de peloton, nous retrouvons les pleurs et les cris, des signaux aversifs fréquents qui génèrent une importante source de stress chez les professionnels. « La dimension affective de leur fonction est pleine de paradoxes. D’un côté on les invite à répondre aux besoins d’attachement des enfants et de l’autre, on leur demande de ne pas trop s’attacher, de conserver une bonne distance… Personnellement, en 17 ans de crèche, je n’ai jamais vraiment compris ce que signifiait concrètement cette « bonne distance » ! » témoigne Claude, directrice d’une mini-crèche. De plus, si cette énergie débordante des premières années est source de vie, elle peut également, à forte dose, être source d’épuisement pour les professionnels déjà affaiblis par ailleurs. N’oublions pas que la crèche est un environnement de vie particulièrement stimulant, pour les petits comme pour les grands. « Dans notre structure, on nous rappelle sans arrêt que l’on est payés pour consoler les enfants inconsolables, subir les réprimandes des parents insatisfaits, retrouver de l’énergie même lorsque l’on est épuisées. Reconnaissons une fois pour toutes qu’il y a des métiers plus difficiles que d’autres ! Un peu de reconnaissance et de valorisation suffiraient parfois à nous redonner du courage » estime Vanessa, auxiliaire de puériculture.

    Des psychologues de crèche à l’écoute
    Stéphanie, psychologue dans les crèches collectives l’avoue sans ambages : «  Comme je le dis tout le temps aux équipes que j’accompagne, je peux les conseiller, les guider, les épauler, mais sûrement pas les remplacer. Je n’aurais pas l’endurance psychologique nécessaire pour mener à bien leur fonction. Et d’ailleurs, je sais qu’il en est de même pour la grande majorité de mes collègues psychologues, médecins et puériculteurs ! ».
    Les psychologues exerçant dans les crèches pensent qu’il est nécessaire de laisser parler et d’écouter les équipes, pour les soulager à minima. La souffrance des professionnels de la petite enfance résulte de l’intrication de plusieurs facteurs : la pénibilité de leur travail, l’impulsivité des enfants qu’ils accueillent, les contraintes humaines et matérielles auxquelles ils sont confrontés, l’aspect répétitif de leurs tâches, le manque de valorisation, la relation pas toujours sereine qu’ils peuvent tisser avec les parents, leurs collègues ou encore leur hiérarchie. D’ailleurs, rappelons que beaucoup de directeurs de crèches eux-mêmes souffrent de leurs conditions de travail. La pression de leur propre hiérarchie, la charge du travail administratif, l’aspect commercial de leur fonction, l’accompagnement d’une équipe résistante ou en souffrance sont autant de difficultés auxquelles ils peuvent être confrontés. Dès lors, les réunions d’équipe, les journées pédagogiques, mais aussi les formations continues et l’impulsion de projets collectifs peuvent permettre de recréer du lien entre les différents professionnels et de réinjecter une certaine motivation apaisante dans une structure.

    Lire aussi le témoignage de Corinne G, auxilaire de puériculture victime d'un burn out.Lire aussi notre enquête :  crèches : les pros ont des états d'âme.


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    Burn-out et Dépression en crèche : un mal répandu

    Le burn-out est une maladie professionnelle, caractérisée par un état d’épuisement généralisé. Intéressons-nous au cas des professionnels de la petite enfance : pourquoi et comment lutter contre ce phénomène ?

    Un professionnel de la petite enfance peut être sujet à un burn-out

    En effet, la surchage et les répétitions d’activités sont les deux sources de ce malaise mental. A cela s’ajoutent les sollicitations multiples des enfants tout au long de la journée, leurs pleurs, leurs refus, certains comportements etc. Ces professionnels doivent constamment être concentrés et rester vigilants. Une moindre inattention peut être dangereuse ! Travailler en crèche auprès d’enfants est une activité passionnante mais qui peut rapidement devenir un facteur de stress permanent…

    Le management d’équipe n’est pas à écarter. Il peut fortement contribuer à la pression mentale d’un individu. La reconnaissance obtenue de la part du supérieur hiérarchique peut être moindre par rapport aux efforts fournis et causer un sentiment de frustration. Les conflits entre professionnels, au sein d’une crèche peuvent être une autre source de dépression. Une bonne ambiance de travail est primordiale pour l’épanouissement du professionnel et des enfants.

    La prévention est nécessaire !

    Comment prévenir les risques de burn-out ?

    - La première chose à faire est de se relaxer.
    - Distinguer la vie professionnelle de la vie privée, et s’épanouir hors temps de travail.
    - Communiquer avec les membres de l’équipe.
    - S’accorder du temps pour évacuer les tensions accumulées.
    - Echanger au sein de groupes de parole peut permettre de partager son vécu et son ressenti voir de trouver des solutions.

    Comment soigner un burn-out ? Si la personne est déjà dans un état de « burn-out » avancé, il est préférable qu’elle se fasse aider via une prise en charge individuelle avec un psychothérapeute.

    Pour conclure, il est primordial de prendre soin de soi et de se ressourcer pour entretenir avec les enfants une relation sereine et bienveillante et prendre plaisir dans son travail.

     


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    Professionnels de crèche : comment se protéger du stress ?

     

    Les professionnels de la petite enfance vivent au contact des tout-petits et de leurs émotions, couvrent de grandes amplitudes horaires et exercent quasiment à huit clos avec leurs collègues. Des conditions de travail qui les exposent à des situations de stress et de fatigue les conduisant parfois au burn out. Pour éviter d’en arriver là, voici quelques rappels et conseils pour vivre son métier plus sereinement.

    Le bien-être de l’enfant est la priorité des établissements d’accueil du jeune enfant, tandis celui des professionnels est plutôt relégué au second plan. Or l’un ne va pas sans l’autre : Les enfants qui ressentent facilement les états d’âme des adultes ont besoin d’être accompagnés par des professionnels disponibles en capacité d’ absorber les émotions des jeunes enfants. De plus, les conditions d’accueil ont évolué ces dernières années, ajoutant une pression supplémentaire avec la notion de taux de remplissage, de rentabilité et un turn over plus important au sein des équipes. Pour préserver les équipes il est donc important de pratiquer la même bienveillance envers les professionnels qu’envers les enfants.

     

    Entretenir de bonnes relations de travail

    Tout le monde s’accorde sur ce point : une bonne cohésion d’équipe est la base de tout fonctionnement. Ce qui implique de développer des relations d’écoute et de convivialité. Les professionnels doivent par exemple savoir et pouvoir passer le relai quand ils “bloquent” avec un enfant. Bien sûr cette entente ne va pas toujours de soi et c’est au directeur(trice) d’y veiller. L’intervention régulière d’un psychologue peut permettre d’aller plus loin, quand les conflits se cristallisent et que seul le regard extérieur d’un tiers peut apporter une solution. Des réunions d’équipe régulières, des temps festifs et des projets de groupe comme une semaine dédiée à un thème favorisent les échanges et la solidarité.

    Participer à des ateliers

    Quand c’est possible, les directeur(trice)s peuvent proposer, sur le temps de travail, des ateliers qui sortent du cadre de « l’accueil ». De plus en plus de structures organisent par exemple des séances de sophrologie pour travailler sur la respiration abdominale, que ce soit en séances individuelles pour les professionnels ou en groupe pour les enfants. Des temps qui permettent à tous de se détendre et de prendre du recul sur des situations pouvant être difficiles à gérer comme un tout-petit qui mord ou un bébé qui pleure beaucoup. Certains proposent même des séances de massage une à deux fois par an !

    Connaître ses limites

    On a beau aimer profondément son travail, une accumulation de stress peut altérer sa santé. De nombreuses auxiliaires de puériculture témoignent de leur burn out. Elles sont plusieurs à n’avoir pris conscience de leur mal-être qu’au moment où elles participaient justement à une formation sur la gestion du stress professionnel. Elles travaillaient sur des rythmes effrénés sans prendre le temps d’écouter les signaux envoyés par leur corps : maux de ventre, insomnies, larmes… Et ont culpabilisé de réagir trop tard. Prendre le temps de faire le point, dans sa vie privée comme à la crèche, dès que des symptômes réguliers se font sentir, permet de se préserver.

    Pour prendre soin de l’autre il faut déjà prendre soin de soi.

    Quelques astuces pratiques

    Il existe aussi plein de petits mécanismes que les professionnels peuvent intégrer à leur quotidien, des choses auxquelles ils ne pensent pas forcément mais qui peuvent changer la donne. Sourire, même quand on n’en a pas envie, permet de libérer des hormones de plaisir. Ouvrir la fenêtre et aérer l’espace, sortir dehors et faire quelques pas allége l’esprit. Même manger un carré de chocolat noir est conseillé ! Loin de n’être qu’une affaire de gourmandise, il est source de magnésium reconnu pour agir sur la relaxation musculaire, luttant ainsi contre l’anxiété et permettant même d’éviter le risque de spasmes.

    Comme le résume si bien une directrice de crèche, « il faut se calmer soi-même pour pouvoir calmer un bébé ».

    Par Marie Desplumes,

    les pros de la petite enfance pour maplaceencrèche.

     

     


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