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  • poussée dentaire


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  • article issu de : http://www.inrs.fr

    Métiers de la petite enfance

    Prévenir les risques à domicile comme en établissement

    Les professionnels de l’accueil et de la garde des jeunes enfants sont exposés principalement aux risques liés aux manutentions manuelles et à la charge émotionnelle. Que l’activité s’exerce au domicile ou en établissement, l’employeur, qu’il soit parent ou responsable de structure, doit identifier les risques auxquels les travailleurs sont exposés et prendre les mesures pour préserver leur santé et leur sécurité au travail.

    Des activités variées auprès d’enfants en bas-âge qui s’effectuent en établissement ou au domicile des parents
    local dédié aux équipements et produits d’entretien et de nettoyage dans une crèche

    Auxiliaires de puériculture dans une crèche préparant le goûter des enfants dans des plateaux individuels

    Auxiliaires de puériculture dans une crèche préparant le goûter des enfants dans des plateaux individuels

    Marchepied à hauteur de lavabos pour les enfants dans une école maternelle

    Marchepied à hauteur de lavabos pour les enfants dans une école maternelle

    Lits équipés d’une barrière manipulable d’une main et ajustable en hauteur dans une crèche

    http://www.inrs.fr/.imaging/stk/accueil/editorialGrandeImage/dms/inrs/img/metiers-secteurs/sante/petite-enfance/2014_027_004.jpg/document/2014_027_004.jpg

    Table à langer dans une crèche, avec un système d’escalier escamotable qui permet à l’enfant, accompagné d’un membre du personnel, de monter lui-même

    Table à langer dans une crèche, avec un système d’escalier escamotable qui permet à l’enfant, accompagné d’un membre du personnel, de monter lui-mêmeNettoyage de vitres dans une crèche à l’aide de lingettes microfibres

    Nettoyage de vitres dans une crèche à l’aide de lingettes microfibres  

    Les modalités d’accueil et de garde d’enfants en bas-âge sont variées : en établissement (crèche, école maternelle, jardin d’enfants), au domicile des parents (garde d’enfants) ou chez l’assistante maternelle.

    Les enfants de moins de 3 ans, quand ils ne sont pas gardés par leurs parents, sont confiés principalement à une assistante maternelle (plus de 300 000). Les établissements d’accueil du jeune enfant (plus de 10 000 EAJE) constituent le deuxième mode de garde.

    Les risques auxquels sont exposés les travailleurs sont semblables, que l’activité soit réalisée en structure ou à domicile. Cela implique que la prévention des risques professionnels ne doit pas être négligée lorsque les enfants sont gardés à domicile.

    Principaux risques professionnels

    A domicile comme en établissement d’accueil collectif, les métiers de la petite enfance sont majoritairement exposés aux accidents du travail et maladies professionnelles liés aux manutentions manuelles (porter les enfants, transférer du mobilier / des objets) et aux contraintes posturales (se baisser pour se mettre à la hauteur de l’enfant).

    Répartition des accidents du travail dans les métiers de la petite enfance

    • Manutention manuelle (près de 60 % des accidents du travail)
    • Chutes de plain-pied ou de hauteur (près de 40 % des accidents du travail)

    D’autres risques ne sont pas à négliger, comme le risque infectieux, le bruit ou les risques psychosociaux : le stress (lié à la responsabilité de veiller sur l’enfant confié et aux relations avec les parents parfois difficiles voire violentes), la charge émotionnelle du travail avec les enfants (juguler un attachement excessif, réprimer une exaspération…).

    Pour les gardes d’enfants et assistantes maternelles travaillant au domicile, l’isolement peut participer à cette fragilisation émotionnelle.

    Prévenir les risques

    Pour les structures, la mise en œuvre des mesures de prévention relève de la responsabilité de l’employeur, en concertation avec l’ensemble des travailleurs de l’établissement. Ces mesures seront d’autant plus efficaces qu’elles auront été intégrées dès la conception ou la rénovation des locaux (notamment pour réduire le bruit), ou lors de l’acquisition de nouveaux équipements.

    Principales mesures de prévention dans les métiers de la petite enfance

    • Ranger tout ce qui peut être à l’origine d’une chute comme les jouets, tapis…
    • Essuyer le sol en cas d’éclaboussures (eau, boisson, repas…)
    • Ne pas porter l’enfant pour encourager son développement et préserver le dos du personnel
    • Investir dans des équipements favorisant l’autonomie de l’enfant (marchepied pour accéder à l’évier, au lit, au plan de change, rehausseur ou chaise haute pour les repas…)
    • Prévenir le risque infectieux avec des règles d’hygiène élémentaires pour les mains, les locaux et le linge souillé (vomissures, selles…)
    • Prévenir le risque chimique pour le personnel et les enfants en privilégiant par exemple des produits d’entretien naturels et en les tenants à l’écart des enfants

    La personne qui travaille au domicile de l’enfant ne doit pas hésiter à alerter et solliciter les parents employeurs sur les risques auxquels elle est exposée, étant précisé que les mesures de prévention mises en œuvre profiteront à l’enfant gardé ainsi qu’à l’ensemble des occupants de la maison.


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  • article issu de : https://www.ameli.fr

     Lavage de nez : désobstruction rhinopharyngée

    Chez le nourrisson et le petit enfant, le lavage de nez est essentiel pour réduire l’encombrement nasal. Celui-ci peut être fréquent, car il accompagne de nombreuses infections (rhinopharyngite, otite, bronchiolite, etc.)

    Nettoyer le nez d’un nourrisson de moins de six mois

    Il existe différentes manières de nettoyer le nez, en fonction de l’âge de l’enfant. Sachez aussi que ce geste est indolore, même s’il peut se révéler désagréable.

    Avant de commencer, lavez-vous les mains et munissez-vous de dosettes de sérum physiologique à usage unique. En effet, l’utilisation d’eau minérale ou du robinet est déconseillée, car ces eaux ne sont pas suffisamment salées et peuvent contenir des germes.

    Ensuite, procédez en cinq étapes :

    1. Allongez votre bébé sur le dos ou sur le côté, et maintenez impérativement sa tête sur le côté. Cela est très important, pour éviter les risques de "fausse route" (passage involontaire de sérum dans les voies respiratoires). Si nécessaire, faites-vous aider pour maintenir votre enfant dans cette position.
    2. Placez doucement l’embout de la dosette à l’entrée de la narine située le plus haut, par rapport à la position de votre bébé.
    3. En appuyant sur la dosette, introduisez entièrement son contenu dans la narine. En même temps, fermez la bouche de votre enfant, afin que le sérum ressorte par l’autre narine avec les sécrétions nasales.
    4. Attendez que votre bébé ait dégluti correctement.
    5. Essuyez son nez à l'aide d'un mouchoir jetable.

    Répétez cette opération pour l'autre narine :

    • en utilisant une autre dosette ;
    • en couchant votre bébé et en lui tournant la tête de l’autre côté.
    Le lavage de nez est préférable à l’utilisation d’un mouche-bébé

    Un mouche-bébé est un appareil employé pour aspirer les mucosités, fluidifiées auparavant avec du sérum physiologique. Toutefois, ce système est reconnu comme moins efficace que le lavage de nez, car il débouche moins bien.

    Laver le nez d’un bébé à partir de six mois

    Après l’âge de six mois, les lavages de nez avec des dosettes de sérum physiologique sont toujours aussi bénéfiques. Procédez de la même façon que pour un nourrisson plus jeune.

    Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi utiliser un pulvérisateur contenant une solution de nettoyage ; les solutions salines (contenant du sel), par exemple à base d’eau de mer sont adaptées au petit enfant. Sachez que l’emploi de sprays ou solutions nasales contenant des vasoconstricteurs est proscrite avant l’âge de 15 ans. En effet, avant cet âge, ces médicaments peuvent avoir des effets secondaires graves.

    Si vous employez un spray, appliquez les conseils suivants :

    • réalisez des pulvérisations sans pression trop forte ;
    • nettoyez l’embout du flacon à l’eau chaude après utilisation, et réservez le flacon à l’usage personnel de votre enfant.

    Par ailleurs, quel que soit le produit choisi, laver le nez d’un enfant de cet âge peut se révéler difficile lorsque celui-ci bouge beaucoup. Si vous êtes seul(e), vous pouvez maintenir votre bébé selon la technique suivante :

    • Asseyez-vous sur un lit, jambes allongées.
    • Placez votre enfant entre vos jambes, en positionnant sa tête au niveau de vos cuisses et ses bras sous vos cuisses.
    • Tournez la tête de votre bébé sur le côté, puis nettoyez son nez comme indiqué plus haut.
    Quelle position pour laver le nez de bébé ?

    Avant de nettoyer le nez de mon bébé, je l’allonge et je place sa tête sur le côté.

    Le nettoyage de nez lorsque l’enfant sait se moucher

    Quand votre enfant est capable de se moucher, vous pouvez toujours lui laver le nez avec du sérum physiologique ou une solution à pulvériser (sans vasoconstricteurs). À partir de ce moment, le lavage est facilité, car l’enfant peut participer activement à l’évacuation des mucosités en se mouchant.

    Procédez selon les étapes suivantes :

    • Demandez à votre enfant de s’asseoir et d’incliner sa tête sur le côté.
    • Introduisez l’embout de la dosette ou du spray dans sa narine la plus haute, par rapport à sa position. Effectuez alors une
    • de sérum physiologique, ou une pulvérisation courte.
    • Dites à votre enfant de se moucher fort.
    • Répétez l’opération dans son autre narine, après lui avoir demandé de pencher la tête de l’autre côté.
    • Demandez-lui à nouveau de se moucher fort.

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  • article issu de : https://www.espacesoignant.com

    Lavage de nez : désobstruction rhinopharyngée

     

    1. Définition

     

    La désobstruction rhinopharyngée (DRP) est un lavage de nez qui consiste à instiller du sérum dans les narines pour évacuer les sécrétions nasales.

     

    2. Objectifs

     

    • Evacuer le mucus nasal
    • Faciliter la respiration nasale

     

    3. Matériel nécessaire

     

    • Compresses non stériles ou coton ou mouchoirs
    • Dosettes de sérum salé isotonique à 0,9 % (sérum physiologique – Chlorure de sodium à 0,9% (NaCl 0,9%))
    • Gants non stériles à usage unique si sécrétions importantes
    • Matelas à langer

     

    • Réniforme nettoyé et désinfecté ou à usage unique non stérile
    • Sacs à élimination des déchets :
      • Sac à élimination des déchets assimilés aux ordures ménagères (DAOM)

     

    • Nécessaire à l'hygiène des mains :
      • Lavage simple des mains / Traitement hygiénique des mains par frictions
    • Solution détergente-désinfectante et chiffonnette

     

    4. Procédure

     

    4.1 Préparation du matériel

     

    • Nettoyer et désinfecter le plan de travail

     

    • Réaliser une hygiène des mains : Lavage simple des mains / Traitement hygiénique des mains par frictions

     

    • Regrouper et disposer l'ensemble du matériel nécessaire :
      • Vérifier les dates de péremption
      • Vérifier l'intégrité des emballages

     

    4.2 Préparation de l'enfant

     

    • Informer l'enfant sur les modalités du soin
    • Installer l'enfant sur le matelas à langer

     

    Il faut constamment mettre une main sur le nourrisson durant toute la durée du soin afin de le maintenir pour éviter une chute. En cas de besoin de se déplacer, il faut prendre l'enfant avec soi, et ne jamais le laisser seul.

     

    4.3 Réalisation

     

    • Réaliser une hygiène des mains : Lavage simple des mains / Traitement hygiénique des mains par frictions
    • Enfiler des gants à usage unique non stériles en cas de sécrétions importantes

     

    • Allonger l'enfant sur le dos
    • Tourner la tête de l'enfant sur le côté : faire reposer la joue sur le matelas à langer
    • Maintenir la tête de l'enfant avec la paume d'une main
    • Avec l'autre main, introduire délicament l'embout de la dosette dans la narine supérieure de l'enfant
    • Appuyer sur la dosette pour instiller du sérum dans la narine supérieure
    • Le sérum ressort par la narine inférieure
    • Redresser l'enfant pour qu'il déglutisse
    • Essuyer le nez
    • Renouveller la procédure pour la seconde narine

     

    4.4 Finalisation

     

    • Jeter les déchets
    • Nettoyer, désinfecter et ranger le matériel
    • Nettoyer et désinfecter le plan de travail
    • Réaliser une hygiène des mains : Lavage simple des mains / Traitement hygiénique des mains par frictions

     

    • Notifications dans le dossier de suivi de l'enfant:
      • Date et heure du soin
      • Réactions de l'enfant
      • Réactions anormales, complications, incidents, accidents

     

    5. Complications - Incidents - Accidents

     

    • Enfant non coopérant
    • Sécrétions trop abondantes
    • Lésion nasale

     

    6. Surveillance

     

    • Surveillance de la respiration
    • Surveillance de la qualité et de la quantité des sécrétions

     

    Mise à jour le 27/12/2016

     

    Morgan PITTE
    Infirmier
    Rédaction EspaceSoignant.com

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  • article issu de : http://www.pediatre-online.fr

    Lavages de nez chez les enfants

    Le nez ne se lave pas au Karcher ! Faut-il revenir ici sur le nez, les rhumes et leurs traitements aujourd’hui ? A en juger par ce que vivent les petits enfants soumis aux cruels lavages de nez infligés par ceux qui appliquent à la lettre les notices d’emploi de certains sérums physiologiques : oui !

    STOP ! Il faut absolument cesser de noyer les bébés dans le sérum physiologique injecté en excès (10 ml) dans les narines ! Je dis bien: en excès!

    Ce traitement de choc est beaucoup trop violent et inutile la plupart du temps !

    Comment?

    Il court partout une méthode énergique qui consiste à coucher l’enfant sur le côté et à lui injecter 10 ml de sérum physiologique dans une narine jusqu’à obtenir qu’il ressorte par l’autre narine ! Ceci tient de la torture ! C’est le supplice de l’eau !

    .

    Pourquoi ?

    1. Le nez est petit chez les bébés et ses narines étroites. Il ne respire que par le nez et non par la bouche, même si elle est ouverte. Si l’on bouche les narines d’un nouveau-né il étouffe! Si l’on injecte du liquide en quantité dans les narines il se noie car il inhale le liquide dans ses bronches et doit tousser fort pour survivre…

    2. Le petit nourrisson est malhabile avec sa déglutition comme avec ses mains. Si du liquide arrive dans le naso-pharynx, il passe dans la trachée; l’enfant tousse et avale de travers : ce qu’on appelle une fausse route. Faudrait-il agresser autant le bébé pour laver son nez ?

    3. Le nez est un organe fragile. A la frontière entre l’extérieur et l’intérieur il joue son rôle de filtre, d’humidificateur de l’air inspiré, et aussi d’organe de l’olfaction. Il protège les bronches et les poumons des microbes et des impuretés, il est revêtu d’un épithélium sensible, semblable à celui de l’ensemble de l’arbre respiratoire. Il abrite les cornets. Ces cornets sont de fragiles petits replis cartilagineux en forme d’auvent protégeant l’entrée des futurs sinus maxillaires (qui ne s’ouvriront que bien plus tard, 3 ans pour les maxillaires, 6 ans pour les frontaux). Ils font saillie dans la fosse nasale et seront irrités par tout corps solide introduit dans le nez.

    De plus la cloison nasale, recouverte de vaisseaux sanguins saigne très facilement dés qu’on vient au contact. Raisons de plus pour n’introduire dans le nez aucun corps solide. Nous-mêmes, néonatologistes, avons réduit depuis longtemps les aspirations nasales des nouveaux nés aux seuls cas où c’est nécessaire évitant ainsi des spasmes laryngés néonatal! Car en effet il y a une zone reflexogène qui, si on l’agresse trop, peut provoquer un blocage momentané de la respiration.

    4. Le nez est proche du cerveau. Les nerfs de l’olfaction traversent la lame criblée de l’ethmoïde venant directement du rhinencéphale sus-jacent. Les réactions aux gestes intempestifs dans les narines peuvent entraîner des réflexes de défenses et des réactions vagales ainsi que des spasmes laryngés. Il n’y a qu’à observer le comportement « affolé » des bébés soumis aux lavages de nez excessifs.

    5. Le nez enfin est un orifice du corps. Il est excessivement sensible. Toute intrusion est mal venue, quelque soit l’orifice. L’enfant dés la naissance réagit très mal à tout geste intrusif qu’il ressent comme une agression. Quelles séquelles le bébé en gardera-t-il dans son subconscient?

    J’affirme que l’on doit respecter TOUS les orifices des bébés : pas de nettoyage d’oreille, ni de suppo (sauf si nécessaire), ni de thermomètre rectal de manière intempestive, ni d’écouvillonnage des narines, ni de grand lavage de nez, ni d’intrusion forcée de la cuiller dans la bouche !

    Les Anglais nous regardent de haut, nous les français qui mettons des suppos sans arrêt aux enfants ! Les pédiatres en regardant les oreilles observent les dégâts que font les cotons-tiges, surtout s’ils sont maniés par un obsessionnel de la propreté ! Le thermomètre à infra rouges frontal de bonne marque ( par exemple visiofocus mais je ne cherche pas à faire de publicité) que l’on dirige sur le front est largement suffisant dès l’âge de 3 mois. Le conduit auditif se nettoie tout seul en sortant le cérumen que l’on cueille à la sortie avec le doigt coiffé d’un papier. Avant un an, le thermomètre rectal peut être utilisé de manière prudente et espacée.

    Quels risques ?

    On sait bien que le nez filtre l’air, retient les microbes, causes d’otites ou de bronchites. Plus que le nez, les végétations sont en cause. Les végétations sont des organes de défense situés en arrière du nez, les germes s’y trouvent piégés et peuvent entraîner leur gonflement. Elles se mettent alors à distribuer des microbes et à obstruer les trompes d’Eustache, source d’otites aigues ou d’otites séro-muqueuses.

    Le nez est volontiers porteur de germes, les même justement que l’on retrouve dans l’oreille : pneumocoque, haemophilus influenzae…D’où l’idée tenace de laver le nez !

    Les nez bouchés ou enrhumés obligent à respirer par la bouche, ce que les petits ne savent pas faire. Il faut donc prendre au sérieux les rhinites purulentes des nouveau-nés en les traitant, faute de quoi les risques respiratoires sont réels. Mais surtout pas de grand lavage de nez !

    Pour les plus grands (1 an et plus) la respiration buccale est possible (par effacement de la langue) et l’enfant se débrouille mieux en cas de rhume car il apprend à se moucher ou à renifler.

    Le nez, rappelons-le, coule tantôt en avant, imposant le mouchage doux dans du papier. Tantôt en arrière, provoquant la toux grasse, espacée toutes les 2 ou 3 heures, à prédominance nocturne et matinale : la fameuse « toux du rhume » bien connue des parents d’enfants en crèche. Cette toux est sans gravité et ne se traite pas. Tout au plus ui donner du sirop d’agave, ça marche bien.

    Il y a deux sortes d’enfant (et d’adultes), ceux qui respirent spontanément par le nez (bouche fermée) et ceux qui respirent naturellement par la bouche (bouche entr’ouverte). Il n’y a aucune raison d’imposer tel ou tel mode respiratoire, les deux modes étant possibles et sans danger. Evitons les rééducations contraignantes que certains proposent inutilement.

    Que faire alors ? Cela dépend de l’âge.

    1. Chez le bébé de moins de 6 mois : Faire des instillations douces de sérum pulvérisé (fines gouttelettes qui ressemblent à une nébulisation) dans les narines, une narine à la fois, en laissant du temps à l’enfant entre les 2 narines, pour se dégager et reprendre sa respiration! Ou bien quelques gouttes de sérum physio dans une narine du bébé couché sur le dos. Puis après un moment, même chose dans l’autre narine. Le laisser reprendre son souffle en le penchant en avant à chaque fois.

    2. Entre 6 et 12 mois : Les lavages de nez avec un pulvérisateur sont possibles et utiles. 2 ou 3 fois par jour en gardant de la douceur et sans forte pression.

    3. Au-delà de 12 mois l’enfant commence à apprendre à souffler en se mouchant dans du papier. Il prend de l’âge et de la force pour renifler et se dégager le nez spontanément. Les lavages de nez deviennent de moins en moins utiles.

    4. Humidifier l’atmosphère : l’air est beaucoup trop sec dans les chambres chauffées. Ouvrir en grand les fenêtres pour aérer : ceci est essentiel ! l’air extérieur frais et humide étant beaucoup plus favorable que l’air intérieur, l’idéal est de sortir l’enfant. Une sortie vaut tous les lavages de nez ! Un humidificateur branché sur le courant est une bonne option (avec réservoir d’eau). L’idéal est d’avoir un taux de saturation dans sa chambre compris entre 55 et 65%.

    5. Eviter sirop et suppo incongrus et inutiles sauf cas particuliers. Eventuellement on peut utiliser les balsamiques, quelques gouttes aux huiles essentielles (attention certaines ne peuvent être utilisées avant l’âge de 12 ans, faites vous conseiller) sur le drap du lit, ou les diffuser dans l’air avec un humidificateur.

    6. Les antibiotiques sont rarement nécessaires en cas de rhinite purulente.

    7. Par contre ils s’imposent en cas d’otite aigue avec douleur et fièvre, ou lors des poussées douloureuses d’otite séro-muqueuse. Le pédiatre ou l’ORL choisira le médicament adapté et associera parfois la cortisone en traitement court, qui apporte souvent une belle et rapide amélioration des douleurs et de l’audition.

    8. L’opération des végétations (adénoïdectomie) est indiquée si les otites se répètent plus de 4 fois de suite, ou s’il existe un syndrome d’apnée du sommeil, ou si l’otite séro-muqueuse entraîne une hypoacousie prolongée (baisse de l’audition). Dans ce dernier cas la pose d’aérateurs trans-tympanique sera envisagée avec l’ORL.

    Gardons à l’esprit que les notices d’emploi des dosettes de sérum physiologiques ne font pas loi, qu’il faut raison garder et que seul importe le respect du nez des bébés, mais aussi des enfants plus grands. Votre enfant vous en sera reconnaissant !

    Docteur Alain Brochard, pédiatre. 2010

    .

    Les 3 livres écrits par le Docteur Arnault Pfersdorff, fondateur de pediatre-online, édités chez Hachette-Famille
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    • « Mon enfant ne dort pas- 7 solutions » Hachette Famille 64 pages 5,95€ Disponible ICI
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    C’est désormais 3 livres du Dr Pfersdorff pédiatre, qui sont édités chez Hachette et distribués dans toutes les librairies de France, mais aussi Belgique, Luxembourg, Suisse, Canada. Ils s’adressent aux parents. Egalement sur Amazon, Fnac, BNF, etc.


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