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  • article issu de https://creche.koalakids.fr

     

    Laurence Rameau, puéricultrice-formatrice et auteure d’ouvrages sur la petite enfance

     La crèche et la sucette

    Il pleure, il crie, il se met en colère, Oscar n’est pas bien. Il a eu une frustration, a connu un conflit avec un autre enfant ou bien il s’est fait mal. Pour le calmer la solution était assez simple jusqu’à présent : il suffisait de lui donner sa sucette. Sans se poser de question, les professionnels de la crèche la lui présentaient à chaque situation de « malheur » ou lorsqu’il était fatigué, qu’il avait un coup de « mou », en pensant qu’il en avait besoin pour se calmer ou pour se réconforter. Mais depuis la semaine dernière ses parents ont annoncé qu’ils souhaitaient espacer les moments où Oscar a sa sucette. Il a grandi maintenant, la sucette peut rester dans le lit, et ne lui être donnée que pour la sieste.  Que faire ?

    La sucette, la tétine, la tototte, la suce, …

    Quel que soit le nom qu’on lui donne, la sucette pour bébé existe depuis toujours. Autrefois fabriquée en os, en tissu, en liège ou avec des tétines d’animaux comme le pis de vache, elle était une réponse au besoin de succion des bébés qui ne pouvaient sans cesse téter les seins de leur mère ou de leur nourrice. Pourtant, son parcours auprès des enfants est chaotique.

     

    En 1910 il existait une loi qui interdisait la fabrication et la vente des sucettes en caoutchouc car elles étaient considérées comme dangereuses pour la santé des enfants. Elles étaient porteuses de microbes et favorisaient les infections. Elles provoquaient de l’aérophagie car les enfants avalaient de l’air en la suçant. Elles fatiguaient les enfants qui la suçaient de manière trop prolongée. Elles provoquaient des déformations de la mâchoire et étaient même susceptibles d’être à l’origine de décès par étouffement.

     

    Dans les années 1960 elle entraine les débats passionnés des spécialistes de l’enfance, des médecins et du monde de la puériculture en général 

    [1]

    . Ce petit objet en caoutchouc a réellement mis en transe nombre de grandes dames et de grands messieurs de l’éducation infantile. En effet, devenue populaire en 1950 par l’entremise du bon docteur Spock 

    [2]

    qui la considérait comme nécessaire à l’assouvissement des besoins de succion du bébé, elles se propage dans les familles qui y voient une alternative pour l’empêcher de sucer son pouce. Mais elle compte aussi de nombreux détracteurs qui dénoncent une manière de « museler » le bébé pour l’empêcher de s’exprimer ou une sorte de drogue conduisant directement à l’usage ultérieur de la cigarette. Au sein même des familles, la guerre se prolonge entre les pro et les anti sucette. Le pouce contre la sucette, la sucette contre le pouce : quel est celui qui est le mieux pour la santé, ou le moins néfaste ?

     

    Ce n’est que dans les années 1980 qu’on la voit apparaitre dans les pharmacies et les rayons de puériculture des grandes surfaces. Avec l’apparition de la sucette culpabilisant. La paix est revenue autour de ce petit objet, lui-même appelé pacificateur dans les pays anglo-saxon. La sucette, objet de satisfaction et d’apaisement des bébés, est aujourd’hui positivée par les études qui montrent qu’elle diminuerait le risque de mort subite du nourrisson et agirait comme antidouleur.

     

    La question n’est plus aujourd’hui de savoir si oui ou non il faut proposer la sucette à son bébé mais de savoir à quel moment et comment l’aider à s’en séparer.

    La sucette à la crèche

    La présence de la sucette à la crèche est depuis les années 1980 largement acceptée et encouragée par les professionnels. Des boites ou arbres à sucettes permettent de ne pas mélanger les sucettes des uns et des autres et, généralement, les enfants ont librement accès à leur sucette. Par contre, à l’instar des parents, les professionnels se posent des questions quant au fait de limiter ou de refuser de donner une sucette à un enfant qui la demande.

     Toute la difficulté des équipes de crèches se trouve dans l’écart perçu entre les différentes facettes de leurs missions. D’une part il s’agit de mettre en œuvre les conditions requises pour accueillir l’enfant en favorisant son développement et son bien-être, c’est-à-dire répondre au mieux à ses besoins. Et d’autre part il convient d’accompagner les parents dans leurs missions éducatives. De ce fait les professionnels doivent-ils écouter l’enfant et son besoin de sucette ou le parent et son choix éducatif ?

    D’un côté les professionnels peuvent penser que cette demande parentale est trop précoce pour l’enfant. Ils comprennent que les parents puissent avoir envie que leur enfant passe moins de temps à sucer et plus de temps à jouer, à explorer, c’est-à-dire à apprendre. Ils comprennent aussi que pour s’essayer au langage, mieux vaut ne pas avoir une sucette dans la bouche. Mais ils relativisent aussi et considèrent que l’enfant est encore petit, que la crèche n’est pas l’école et qu’il est possible de prendre son temps…En fonction de chaque enfant.

    De l’autre il est vrai aussi que les parents exigent parfois des professionnels une attitude qu’ils ne peuvent pas tenir eux-mêmes. Ils ne veulent pas que l’enfant ait sa sucette à la crèche alors qu’ils se précipitent pour la lui donner dès qu’ils arrivent. A l’inverse les parents sont parfois étonnés que l’enfant réclame sa sucette à la crèche alors qu’à la maison il semble ne jamais en avoir besoin ! Est-ce parce qu’il s’ennuie ou a besoin de se rassurer ? Ou est-ce parce qu’il a déjà appris qu’à la maison la sucette est moins disponible qu’à la crèche ?

     

    Bref chaque cas est particulier.

    Comment fait-on dans les crèches Koalakids ?

    Dans les crèches Koalakids la particularité de chaque famille est prise en considération. C’est-à-dire que les professionnels écoutent à la fois la parole des parents et aussi celle de l’enfant. Lorsque des parents souhaitent que leur enfant ait moins accès à sa sucette et en font la demande à la crèche, les professionnels créent avec eux une alliance éducative. Ils respectent le choix parental et expliquent à l’enfant que ses parents ont choisi pour lui ce qui est le mieux. Ils positivent le choix parental devant l’enfant lorsque celui-ci réclame sa sucette : « papa et maman ont raison de te refuser la sucette, car ils estiment qu’il y a plein d’autres choses à faire à la crèche. Viens avec moi pour lire un livre, ou préfères-tu faire un câlin ? »

    Mais les professionnels portent aussi la parole de l’enfant aux parents : « Oscar a fait beaucoup d’efforts aujourd’hui pour se détourner de sa sucette, alors qu’il en avait très envie. La fin de la journée a été compliquée pour lui, il avait du chagrin. Seriez-vous d’accord pour l’autoriser à l’avoir en toute fin d’après-midi, lorsque les départs des enfants s’annoncent et qu’il se retrouve un peu seul ? » Un chemin est engagé par les parents et suivi par les professionnels, mais il concerne l’enfant et ce qu’il montre doit aussi être dit en toute objectivité et entendu des parents.

     Le sujet n’est donc pas de savoir si les parents ont raison ou tort de limiter la sucette pour leur enfant. Il ne porte pas non plus sur la position éducative des professionnels au sujet du retrait ou pas de la sucette à l’enfant. Il s’agit de soutenir les parents dans leur choix, toujours considéré comme valable et opportun, et de leur indiquer ce que l’enfant montre à la crèche, en leur absence. C’est ainsi qu’une réelle confiance peut s’établir entre tous : les parents, les professionnels et l’enfant. Et les enfants ont grand besoin de sentir cette confiance et cette alliance que les adultes créent entre eux à leur endroit.

     

    [1]

    Voir à ce sujet le célèbre livre de Genevève Delaisi de Parseval et Suzanne Lallemand, L’art d’accommoder les bébés, paru pour la première fois en 1980 et qui décrit, entre autre, l’histoire tumultueuse de cet objet de puériculture.

    [2]

    Le docteur Spock est un pédiatre américain de renom qui influença les pratiques d’élevage des jeunes enfants avec son livre: Comment soigner et éduquer son enfant, publié en 1946

     

     

     


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  • La Tétine

    article issu de : https://www.la-maison-bleue.fr

    La tétine pour nourrisson et jeune enfant a pour but de répondre au besoin de succion de l'enfant. Si nous devons répondre à ce besoin, il est cependant important de connaître les risques d'un usage abusif et de savoir y remédier.

    1. Origine de la tétine

    La tétine artificielle est évoquée dès l'antiquité, au IIe siècle par un médecin grec, pour sevrer le nourrisson. Il faut attendre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe pour trouver des réflexions portant sur la tétine à proprement parler. Elles sont alors en corail, en os, en buis ou en ivoire, parfois montées sur liège...

    En 1786, Felipo Baldini rédige un ouvrage sur l'allaitement à la main, et propose un modèle en verre, présenté comme "un vaisseau tenant lieu de mamelle".

    Au début du XIXe siècle, les études commencent à porter sur le système de succion.

    Aujourd'hui, il existe 2 types de tétine, répondant chacune à une fonction différentes :

    la tétine de biberon, disposant d'une fente ou d'un trou central, permettant l'acheminement d'un liquide

    - la tétine simple, uniquement destinée à être tétée.

     

    2. Réglementation

    Elle impose en France une inertie chimique du matériau, qui doit répondre aux conditions habituelles pour le contact alimentaire :

    * Arrêté du 25 Novembre 1992, relatif aux matériaux et objets en élastomères de silicone destinés à être mis en contact de denrées, produits et boissons alimentaires

    Décret n°92-631 du 8 Juillet 1992, relatif aux matériaux et objets destinés à entrer au contact des denrées, produits et boissons destinés à l'alimentation de l'homme ou des animaux

    Arrêté du 19 Décembre 1988 relatif aux règles de base nécessaires à la vérification de la migration des constituants de matériaux et d'objets en matière plastique au contact des denrées, produits et boissons alimentaires.

     

    3. Forme et fonctions de la tétine simple

    3.1 La forme

    La tétine est formée d'une téterelle (1), partie souple qui entre dans la bouche, fixée sur une collerette (2) qui reste à l'extérieur de la bouche, contre les lèvres. Sa forme ergonomique est adaptée à l'espace compris entre la langue et le palais du bébé ou du jeune enfant. Elle s'entretient quotidiennement à l'eau savonneuse.

    3.2 La fonction

    La tétine simple est utilisée pour satisfaire le besoin de succion de l'enfant. Pour un bébé, la succion est un réflexe naturel, en place dès la vie intra-utérine. Le nourrisson conserve ce fort besoin de succion, besoin physiologique qui lui apporte plaisir et détente.

     

    4. L'usage de la tétine en crèche

    4.1 Dès la 1ère semaine d'accueil

    L’usage de la tétine est évoqué avec les parents lors des premières rencontres et les renseignements sont inscrits dans le recueil des habitudes de vie à la maison. S'ils le souhaitent, ils peuvent amener celle de la maison à la crèche. L'attache tétine est interdite pour des raisons de sécurité. De même la tétine ne sera jamais attachée au Doudou ; d’une part parce que tétine et Doudou ne remplissent pas la même fonction et d’autre part parce que le doudou fait peser un poids supplémentaire contrariant le besoin de succion. 

    4.2 Au quotidien

    Elle est laissée à la disposition de l'enfant :

    * le nourrisson

    Il n'est pas encore en capacité motrice "d'aller chercher sa tétine" : Les tétines sont donc rangées dans un endroit clairement identifié et facilement accessible et les professionnels lui présentent dès qu'ils observent un besoin de succion. Nous prêtons une attention particulière pour ne pas utiliser la tétine comme "stop" aux pleurs : les pleurs sont un moyen pour le nourrisson de communication et il nous appartient, à nous adultes, de les décoder. Ils peuvent en effet manifester la faim, la fatigue, mais aussi le besoin d'être rassuré, contenu, porté.

    * le petit enfant

    Il se déplace et peut aller chercher sa tétine, rangée dans une pochette murale, une boîte à tétines ou accrochées dans un arbre à tétines. Il appartient alors à l'adulte d'observer l'usage que l'enfant en fait (mouvements de succion), et de lui demander de la poser s'il en fait un autre usage : la mordiller, la garder simplement en bouche.

    Cependant la tétine doit toujours rester à disposition de l'enfant ou au moins dans un endroit visible et repéré pour l'enfant.

     

    5. Les risques d'un usage abusif

    5.1 La tétine et l'acquisition du langage

    Avec la tétine en bouche, l'enfant ne peut pas mouvoir de façon naturelle sa langue, ses lèvres ne sont pas fermées lorsqu'il veut émettre un son. Ces troubles de l'articulation rendent la parole inintelligible, d'où l'importance d'inviter l'enfant à laisser sa tétine dès qu'il veut s'exprimer, voire lui enlever le temps de l'échange.

    5.2 La tétine et la déglutition

    La déglutition primaire ou infantile se caractérise par une poussée de la langue entre les arcades dentaires, la contraction des muscles des lèvres et des joues. Elle est favorisée par la succion.

    Si la présence de la tétine n'est pas accompagnée de succion, la force musculaire de la langue et des lèvres est amoindrie, ce qui entraîne souvent un écoulement de salive constant.

    La persistance de la tétine alors que la dentition se met en place peut entraver la mise en place de la déglutition secondaire, vers 3 ans : lèvres jointes, langue contenue à l'intérieur des arcades dentaires.

     

    Conclusion

    La tétine vient combler au départ un besoin de succion et nous devons veiller que cela ne devienne pas une habitude pour l’enfant qui répond par ce biais à d’autres besoins inassouvis. Si la plupart des enfants s’en séparent naturellement au fur et à mesure de leur développement, certains enfants peuvent avoir du mal à s’en passer.  Dans ce cas, le parent / le professionnel accompagnera l’enfant sous forme de jeu ou de mise en scène d’un adieu à la tétine. Rien de tel que de s’appuyer sur une histoire pour mettre en scène le départ définitif de la tétine !  

     

    Quelques ouvrages de littérature infantile sur le sujet

    • "Je me souviens...", Bénédicte Guettier, L'école des loisirs
    • "La tototte", Barbro Lindgren et Olof Landström, l'école des loisirs
    • "La tétine de Nina", Christine Naumann-Villemin, Kaléidoscope
    • "La lune voleuse", Pablo Albo et Pierre Pratt, Oqo éditions

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  • article issu de : https://www.cairn.info

     


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  • Du bon usage de la tétine à la crèche

    article issu de : https://blog.maplaceencreche.com

    Tototte, tétine, sucette … Peu importe le nom qu’on lui donne, elle fait partie du quotidien des parents et des professionnels de crèche. Aujourd’hui le débat pour ou contre la tétine n’est plus de mise. En revanche celui qui tourne autour de son usage déchaine encore quelques passions et tensions entre parents et pros. On fait le point.

     

    Un besoin de succion reconnu

    Aujourd’hui tous les spécialistes sont unanimes, le bébé a besoin de téter, d’ailleurs déjà dans le ventre maternel certains fœtus sucent leur pouce. Le bébé tète pour se nourrir bien sûr mais pas seulement ! Son besoin de succion va au-delà. Téter le rassure, le calme, le console. Par la succion, et le plus souvent via sa tétine, le petit enfant se sent en sécurité. C’est d’ailleurs pourquoi quand un petit enfant pleure, la tétine a un effet magique quasi immédiat. C’est aussi pourquoi c’est avec sa sucette qu’il s’endormira plus facilement. Mais pour lui téter est aussi tout simplement un plaisir.

     

    www.mambaby.com

    En collectivités : la tétine à la demande

    Dès lors à la crèche, tout naturellement les bébés qui ont l’habitude (certains ont choisi leur pouce ou plusieurs doigts ou encore l’oreille de leur doudou) sont accueillis avec leur tétine. Aujourd’hui la plupart des professionnels de la petite enfance militent pour un libre accès de la tétine. Les enfants les prennent et les enlèvent quand ils le veulent (le plus souvent quand ils jouent). On ne la réserve pas aux moments de repos. Car la tétine est aussi réconfortante quand on attend son tour pour manger, quand un petit copain a piqué son jouet ou l’a mordu … Jamais on n’arrache une tétine à un enfant, jamais non plus on ne lui met d’office comme un bouchon anti-pleurs. Un bébé qui pleure a d’abord besoin d’un gros câlin. En revanche, les pros sont attentifs à la façon dont les petits « consomment » leur tétine. Car un bébé qui ne s’en détacherait jamais au cours de la journée serait un bébé qui ne se sent pas en sécurité.

    Quand et comment en sevrer les petits

    Là est la grande question. Comment faire lâcher la « totottte » à son petit Arthur de 2 ans et demi ? En principe progressivement le besoin de succion-non nutritionnelle pour se rasséréner s’estompe pour disparaître entre 2 ou 3 ans. L’enfant trouve d’autres moyens de se sécuriser puisqu’il acquiert le langage et peut exprimer ses besoins par la parole.

    Certaines crèches dès la grande section demandent aux enfants de déposer leur tétine dans une boîte, un arbre à tétines ou dans leur casier le matin. Et les professionnels leur proposent de la reprendre au moment de la sieste pour l’endormissement ou en cas de gros chagrin car même a cet âge elle n’a pas totalement perdu ses vertus réconfortantes. Mais les choses doivent se faire en douceur et en accord voir sur proposition des parents. L’idéal étant que chacun ait la même attitude sinon l’enfant ne s’y retrouve pas !

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    La tétine au cœur de certains débats entre parents et crèches

    Nombre de professionnels de crèches reprochent aux parents leur usage immodéré de la tétine pour clouer le bec à leur enfant dès qu’il pleure, crie ou s’exprime un tantinet trop fort. Stéphanie, auxiliaire de puériculture raconte : « Quand les parents viennent chercher leur enfant le soir, je remarque que même si ceux-ci ne demandent rien, comme un réflexe, une fois le petit installé dans la poussette, ils leur collent la tétine dans la bouche ! Et ce sont les mêmes qui nous demandent un coup de main pour les en sevrer ».

    A l’inverse certains parents considèrent que la crèche ne les accompagne pas dans leur envie de faire lâcher la tétine à leur enfant en la lui proposant systématiquement pour la sieste et surtout ne comprennent pas la pagaille qui règne dans les sections entre les tétines. « On nous demande d’identifier la tétine de notre enfant, on donne une boîte avec son nom écrit dessus remarque Estelle, la maman d’Enzo, et le soir on retrouve la boîte avec la tétine d’un autre enfant ». Anaïs, maman d’un petit Gaspard de 19 mois s’insurge : « Bonjour l’hygiène, l’autre jour j’ai retrouvé Gaspard avec la tétine d’un autre dans la bouche ! ». Silvia, elle, remarque avec humour : « Je ne sais pas ce qu’ils font des sucettes à la crèche de Lucile. En principe il y a en a une qui reste toujours sur place et presque toute les semaines on me demande d’en apporter une autre. J’en déduis qu’il y a vrai un trafic de tétines ! Elles circulent beaucoup, se perdent … ».

    À cela les professionnels répondent : évidemment c’est dommage mais enfin les microbes ont mille et une autres façons de se propager à la crèche. Les enfants manipulent et portent à la bouche les jouets et les jouets appartiennent à tous ! Néanmoins la plupart des crèches désinfectent les tétines et les boîtes à tétines chaque jour et sont plus vigilantes encore sur les « échanges de totottes » volontaires ou involontaires quand les enfants sont malades.

    Malgré ces petites tensions, en général parents et pros vont dans le même sens et l’enfant décide quand il est prêt. Et alors là, pas la peine de lui donner sa tototte, il la refusera. Il suffit d’un déclic : un changement de sucette qui ne lui convient pas, un oubli auquel il a survécu ou tout autre événement. Telle Gemma, 2 ans qui, après un week-end avec son cousin du même âge qui n’avait plus de tétine, a décidé (et l’a fait savoir haut et fort à sa maman et à la crèche) de renoncer à jamais à l’objet tant aimé !

    Marie Desplumes


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  • Le jeu du transvasement

    article issu de : https://courgetteandco.com

    Le transvasement

    L’activité

    Ce dont j’ai besoin

    –          Une assiette avec des pâtes, graines, cailloux ou objets de votre choix

    –          Un contenant dans lequel l’enfant peut transvaser les objets choisis

    –          Un objet qui permet de transvaser (cuillère, bouteille…), en l’occurrence pour cette première fois Jules a utilisé sa main pour transvaser.

    Les objectifs

    En général, les petits adorent ces activités. Cependant, nous pouvons nous demander quels sont les objectifs de ce type de travaux très largement proposés par les structures pour enfants.

    Par le fait qu’elle demande à l’enfant de remplir, de vider, de se concentrer, de découvrir différentes matière….cette activité lui apporte beaucoup et sur différentes dimensions.

    La dimension psychologique et physiologique

    Les  jeux de transvasement permettent à l’enfant de distinguer le dedans du dehors, le contenant et le contenu, tout est basé la dessus. Ces expériences  peuvent se rapprocher de ce qui se passe dans leur corps (manger = remplir et aller à la selles = verser), Maria Montessori préconisait d’utiliser le transvasement pour faciliter l’apprentissage de la propreté, cela l’aide le mécanisme.

    La dimension motrice

    Cette activité permet également d’améliorer la motricité fine et la dextérité.

    Comme je vous l’ai décrit ci-dessus, j’ai proposé à Jules l’activité avec 2 types de matières (pâtes = gros et quinoa= fin). Lorqu’il utilisait le quinoa, il devrait plus se concentrer pour pouvoir transvaser ce qu il avait pris dans la main, dans son bol.

    Ce jeu évolutif dans le temps. Nous pouvons, par exemple, présenter des contenants plus petits par la suite pour renforcer la concentration et la motricité fine. Enfin, il est également possible de proposer à l’enfant un objet pour transvaser (cuillère ou bouteille par exemple) ce qui lui permettra de développer un nouveau geste.

    Dimension sensorielle

    Cette activité participe, également, à l’éveil sensoriel de l’enfant, par le toucher, l’ouïe, la vue. En effet, avant de commencer l’activité, Jules a passé un moment à toucher, explorer, malaxer le matériel proposé. Il découvrait ces 2 ingrédients pour la première fois.

    Bilan

    Ce que j’ai personnellement aimé avec cette activité c’est que d’une part elle est très simple à mettre en place et qu’elle est évolutive avec les progrès de l’enfant. Jules a adoré ce jeu donc je réitère régulièrement.


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  • article issu de : https://www.lacourdespetits.com

    Motricité fine et activité sensorielle : la pâte à modeler au service de Montessori

    Dans le cadre de la semaine de la pâte à modeler, que j’organise sur le blog, j’ai choisi aujourd’hui de vous proposer une activité éducative avec de la pâte à modeler.

    On est habitué à utiliser la pâte à modeler pour des activités manuelles créatives, mais elle peut aussi être utilisée comme base d’activités éducatives. Elle est même particulièrement efficace, car elle fait appel aux sens : toucher, vue et même odorat. Rien que cela fait de la pâte à modeler une activité sensorielle idéale pour la pédagogie Montessori.

    J’ai choisi, pour ma part, d’utiliser la pâte à modeler dans une activité sensorielle et faisant appel à la motricité fine. Une belle activité Montessori facile à mettre en place.

    Motricite fine et activite sensorielle

    Le matériel nécessaire pour cet « atelier » motricité fine

    Pour cette activité Montessori, très simple et rapide à mettre en place, il vous faudra :

    • quelques pâtes à modeler de différentes couleurs (j’ai utilisé 2 pâtes à modeler Giotto ainsi que 2 couleurs de la pâte à modeler faite maison),
    • des crayons ou feutres, assortis aux couleurs des pâtes à modeler,
    • une feuille blanche,
    • des ciseaux bébé.

    Pâte à modeler motricite fine materiel

    Ni plus, ni moins, qui a dit que les activités Montessori nécessitaient du matériel onéreux ?!

    Comment mettre en place cette activité ?

    La 1ère étape de cette activité consiste à façonner des petites boules de pâte à modeler, ou des petits bouts.

    Nous l’avons fait de 2 façons :

    • en découpant des serpents de pâte à modeler aux ciseaux,
    • en façonnant des petites boules à la main.

    Découper des serpents de pâte à modeler

    Tout d’abord, j’ai demandé à Mr Y. de faire des petits serpents de pâte à modeler. Cette activité à elle toute seule permet d’exercer le travail de la main.

    Pâte à modeler motricite fine

    Ensuite, je lui ai proposé de découper ses serpents à l’aide de ciseaux.

    Mr Y. adore utiliser des ciseaux depuis quelques temps, il commence à bien maîtriser le geste (tellement qu’il refuse d’utiliser les ciseaux de bébé qui s’ouvrent automatiquement).

    Pâte à modeler ciseaux motricite fine

    Pour le découpage de la pâte à modeler je préfère que les enfants utilisent les ciseaux de bébé en plastique. C’est plus simple à nettoyer et ça évite d’abimer les lames en métal de leurs ciseaux à papier. Et puis ces ciseaux en plastique étant parfaitement incapables de couper le moindre bout de papier, autant qu’ils servent à quelque chose !

    Nous avons aussi confectionné des petites boules de pâte à modeler à la main, en arrachant, pinçant, malaxant, roulant…. bref, en faisant travailler les petits doigts.

    Pâte à modeler motricite fine Montessori

    Classer les boules de pâte à modeler

    La 2ème partie de l’activité consiste à placer chaque morceaux de pâte à modeler ainsi obtenu dans un petit rond de même couleur.

    Pour cela, j’ai simplement tracé des cercles de couleur (assortie aux couleurs des pâtes à modeler) sur la feuille de papier.

    Activite Montessori couleurs

    J’ai ensuite montré à Mr Y. comment placer une boule de pâte dans un cercle de même couleur. J’ai simplement mis une boule violette dans un cercle violet en énonçant la couleur : « violet ». Il a tout de suite compris et a fait pareil avec les autres boules (en disant également les couleurs en plus !).

    Activite Montessori pate a modeler

    Cette tâche permet de travailler le tri par couleurs mais aussi la motricité fine (certains cercles étaient vraiment petits).

    Pâte à modeler tri des couleurs

    En réalité, Mr Y. a fait les 2 parties de l’activité de simultanément : découpage d’une couleur de pâte à modeler et placement dans un cercle coloré.

    Il a beaucoup aimé cette activité qui fait appel à la motricité fine sous 2 aspects :

    • le façonnage de serpents puis de petites boules de pâte à modeler et éventuellement le découpage avec des ciseaux,
    • le placement des billes de pâte à modeler dans des petits cercles.

    C’est aussi une activité sensorielle à 2 titres :

    • le toucher de la pâte à modeler,
    • le tri des couleurs.

    Une vraie activité éducative et amusante pour les plus jeunes ! La pâte à modeler est vraiment une source d’activités inépuisable.Montessori activite sensorielle


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  • La pâte à modeler, c'est bon pour quoi ?

    article issu de : https://www.enfant.com

    Au même titre que les crayons de couleur ou les feutres, la pâte à modeler est un classique des années maternelle et même avant ! Universelle, indémodable et tellement variée, la pâte à modeler reste l’un des jeux préférés des petits. C'est fou tout ce qu'elle peut apporter à votre jeune artiste !

    La pâte à modeler, idéale pour développer le toucher et la motricité fine

    • Comme l’argile, la pâte à sel ou la terre, la pâte à modeler est une excellente activité de manipulation. Grâce à elle, votre tout-petit exercera sa motricité fine. Pour créer un chef-d'œuvre, il faut modeler, découper, ajuster, rouler, assembler, pétrir, aplatir... Bref, faire travailler ses dix doigts afin d'assurer son geste en vue d'obtenir un résultat satisfaisant. Pas si simple !
    • Et aussi : lorsque votre enfant manipule sa pâte à modeler, examinez quelle main il utilise en priorité. Un bon moyen pour vérifier s'il va devenir droitier ou gaucher.

    La pâte à modeler, bonne pâte pour solliciter l'imagination

    • Avec la pâte à modeler, votre enfant peut jouer des heures à créer et inventer des personnages, des animaux, des aliments, des fleurs, des formes... De plus, ce fantastique matériau permet de faire évoluer une production. Il peut rater, recommencer, faire, défaire contrairement au dessin qui lui laisse une trace !
    • Non seulement, la pâte à modeler permet à votre enfant de reproduire en trois dimensions ce qu’il imagine, mais en plus il peut créer des ronds, des boudins, des serpents... ce qui développe son aisance manuelle en plus de sa coordination œil/main.
    • Et aussi : faire de la pâte à modeler est très apaisant pour un enfant actif car il s'agit d'un travail individuel et personnel qui exige de la concentration.

    La pâte à modeler, super pour éveiller l'esprit

    • Avec ses couleurs, ses odeurs, ses textures multiples (aujourd'hui, on trouve des pâtes à modeler qui reproduisent la couleur et le granuleux du sable, l'odeur de la fraise…), la pâte procure diverses sensations.
    • Quand il crée des boules par exemple, votre petit modeleur débute l’apprentissage des formes et appréhende également la notion de taille. Petite ou grande la boule ?
    • Et aussi : créer des formes en volume (un bonhomme, par exemple) aide votre enfant à avoir une bonne représentation de son corps.

    Safia Amor avec Pascal Iglesia, professeur des écoles.


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  • article issu de : Métiers de la petite enfance / février 2015

     


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  • article issu de https://papapositive.fr/

     

    Une infographie intéressante sur la théorie de l’attachement

    Je vous invite à découvrir une magnifique infographie sur la théorie de l’attachement de John Bowlby et ses conséquences sur le comportement des enfants (et des adultes qu’ils deviendront). Elle est l’œuvre de upbility

    On peut cependant y émettre un bémol : « Mère » aurait mérité d’apparaitre comme « Figure d’attachement », terme plus général qui évoque le père ou une autre personne qui a rempli le besoin d’attachement de l’enfant (voir les liens à la fin de l’article). Ce qu’il est important de signaler est la possibilité de faire évoluer l’attachement au cours du temps selon le principe de résilience notamment. Il n’y a donc rien de définitif grâce à la neuroplasticité du cerveau.

    « L’attachement est actif depuis le berceau jusqu’à la tombe » a écrit John Bowlby


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  • Qu'elles soient flatteuses, positives ou négatives, les étiquettes sont toujours stigmatisantes ! Méfions-nous de ces jugements à l'emporte pièce qui enferment les enfants dans un statut ou un type de comportement: le gentil, le casse-cou, la jalouse ou la coquette ...

     


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